L Attaque Des Titans : Les Ailes De La Liberté 2015

Ah, 2015. Une année où le monde était encore assez innocent pour croire que porter un bandana en public n'était pas un crime contre la mode. Et puis, comme un Eren en pleine crise de croissance, débarque L'Attaque des Titans : Les Ailes de la Liberté. Vous savez, ce film qui vous fait dire : "Attends, c'est le deuxième ? J'ai l'impression d'avoir vu un brouillon à la va-vite et un coup de Trafalgar en même temps."
Soyons honnêtes, les fans étaient affamés. Après le premier film, qui était déjà une sorte de montagne russe émotionnelle sur échasses, on espérait des réponses. On voulait comprendre pourquoi ces Titans avaient un faible pour les humains en tenue de soirée un peu trop moulante. Et surtout, on voulait voir des ailes. Des vraies. Pas juste celles, métaphoriques, de la liberté qui te font croire que tu peux sauter par-dessus le mur de ton jardin sans te casser une jambe.
Ce film, c'est un peu comme le cousin un peu bizarre de la famille. On l'aime bien, mais on ne sait jamais trop d'où il sort. Les scénaristes ont apparemment décidé de faire un mix and match d'éléments de l'anime et du manga, en ajoutant une pincée de "on improvise, on verra bien". Le résultat ? Un spectacle visuel qui ressemble parfois à une rave party dans un village médiéval, avec des Titans qui font du breakdance et des héros qui maîtrisent le power pose mieux qu'un mannequin sur un podium.
On retrouve nos personnages préférés, bien sûr. Eren, toujours aussi vocal et prêt à défoncer tout ce qui bouge (ou ne bouge pas, d'ailleurs). Mikasa, dont le look est intemporel, même quand elle se bat contre des géants mangeurs d'hommes. Et Armin, qui essaie tant bien que mal de donner un sens à tout ce chaos avec son cerveau qui tourne à 300 tours par minute. On peut presque entendre les engrenages.

Mais le vrai protagoniste, avouons-le, c'est le désespoir. Un désespoir savamment orchestré, qui te donne envie de hurler "Mais POURQUOI ?!" en tapant sur ton canapé. On voit des scènes d'action qui te font perdre la notion du temps, et d'autres où tu te dis : "Est-ce que j'ai bien compris le plan ? Parce que moi, je crois que j'ai raté la partie où on demande l'avis des Titans."
Et puis, il y a cette fameuse scène des "ailes de la liberté". Spoiler alert (ou pas, après tout, c'est 2015) : elles ne sont pas là pour te faire voler vers le soleil comme Icare. Elles sont plutôt là pour te rappeler que, même quand tout va mal, même quand tu es poursuivi par un Titan qui a visiblement oublié de prendre son petit-déjeuner, il y a toujours une minuscule lueur d'espoir. Ou alors, c'est juste le reflet du projecteur qui leur donne cet aspect majestueux.

Ce qui est certain, c'est que ce film n'est pas là pour te laisser indifférent. Il est là pour te secouer, te faire froncer les sourcils, puis te faire esquisser un sourire narquois en te disant : "Ok, c'était peut-être un peu bordélique, mais j'ai kiffé." C'est le genre de film qui te laisse avec plus de questions que de réponses, un peu comme essayer de comprendre pourquoi ton chat te regarde fixement au milieu de la nuit.
Alors, Les Ailes de la Liberté, film culte ou chef-d'œuvre du chaos ? Probablement un peu des deux. Mais une chose est sûre : il a le mérite de nous rappeler qu'au pays des Titans, la seule chose plus effrayante que de se faire manger, c'est de comprendre le scénario.
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