Kickboxer 5 : Le Dernier Combat

Ah, Kickboxer 5 : Le Dernier Combat. Just the title alone conjures up images of ripped muscles, questionable dialogue, and a soundtrack that probably involves a lot of synthesizers played at 11. Si vous n'avez jamais eu le plaisir coupable de plonger dans cet univers, préparez-vous, car on va faire un petit tour dans le monde merveilleux (et un peu poussiéreux) du kickboxing cinématographique.
Alors, c'est quoi cette bête ? Eh bien, c'est le cinquième opus d'une saga qui, avouons-le, a vu des jours meilleurs. Mais ne vous y trompez pas, chaque instalment a son charme, un peu comme un vieux t-shirt troué mais que vous refusez de jeter parce qu'il vous rappelle cette soirée mémorable. Ici, on est censé retrouver notre héros, Kurt Sloane (oui, toujours lui, avec son air de gentil américain un peu perdu mais redoutablement efficace), confronté à une nouvelle menace. Parce que, soyons honnêtes, un monde sans menaces pour Kurt Sloane serait un monde bien ennuyeux, n'est-ce pas ?
Ce qui frappe d'emblée dans Le Dernier Combat, c'est son budget. On le sent, on le respire. Les décors sont... disons, rustiques. Les effets spéciaux ont ce côté « fait maison » qui peut soit faire grincer des dents, soit provoquer un fou rire incontrôlable. Imaginez une scène de combat où un coup de pied volant semble presque défier les lois de la gravité, non pas par sa puissance, mais par son improbabilité. C'est ça, l'esprit Kickboxer !
Et les dialogues ! Oh, les dialogues. C'est là que le scénario brille par son subtilité. On n'est pas là pour des discours philosophiques sur le sens de la vie. Non, ici, on parle de vengeance, d'honneur, et surtout, de distribuer quelques bonnes vieilles tâs de pieds bien placées. Les méchants ont souvent des noms qui sonnent comme des menaces, genre "Le Scorpion" ou "L'Ombre", et nos héros ont des motivations aussi claires qu'un verre d'eau. Simple, efficace, et parfait pour accompagner un bol de popcorn.
Le clou du spectacle, bien sûr, ce sont les scènes de combat. Et là, je dois dire, le film ne nous déçoit pas. On sent que les chorégraphies ont été faites avec soin (enfin, aussi près que possible du soin dans un film de ce genre). Il y a des coups de coude, des genoux dans le ventre, des projections qui feraient pâlir d'envie un judoka professionnel. Et puis, il y a cette petite musique interne qui nous dit : "Ça fait mal, mais ça a l'air tellement cool !"

Alors, est-ce que Kickboxer 5 : Le Dernier Combat est un chef-d'œuvre du cinéma d'action ? Probablement pas. Est-ce qu'il vous fera passer un bon moment si vous aimez ce genre de divertissement sans prise de tête ? Absolument ! C'est le genre de film qu'on regarde entre amis, avec un regard complice, en se disant : "Allez, on se regarde ça, juste pour le plaisir." C'est la télécommande de l'oubli, le remède anti-stress par excellence, le film qui vous rappelle que parfois, la meilleure réponse à un problème, c'est un bon vieux coup de pied dans le nez.
En fin de compte, Le Dernier Combat, c'est un peu comme un bon vieux plat réconfortant. C'est pas forcément la haute gastronomie, mais ça vous remplit, ça vous fait plaisir, et ça vous laisse avec un sourire idiot. Alors, la prochaine fois que vous cherchez quelque chose pour vous détendre, pensez à Kurt Sloane. Il est là, prêt à en découdre, et franchement, qui sommes-nous pour lui refuser ce petit plaisir ? Après tout, si la vie vous donne des coups, autant savoir comment les rendre. Et si vous vous sentez un peu K.O. après avoir regardé ce film, ne vous inquiétez pas, c'est juste votre cerveau qui se remet de toute cette action pure et dure. Un grand merci à Kurt Sloane, car sans lui, on n'aurait jamais su que le dernier combat pouvait être aussi... économique.
Gallery
