Jane The Virgin Saison 1

Il y a quelques années, je me suis fait une promesse : ne jamais, au grand jamais, regarder une série dont le titre est une injonction. Trop de pression, trop de risque de déception. Et puis, un jour, j'ai croisé le chemin de Jane The Virgin. La saison 1, plus précisément. Et franchement, cette promesse, je l'ai mise à la poubelle avec une joie non dissimulée. Vous voyez le genre, quand on se dit "allez, juste un épisode" et qu'on se retrouve à 3 heures du matin, les yeux rouges, à dévorer le dernier épisode disponible ? Eh bien, c'était exactement ça. Un vrai coup de foudre sériel, si on peut dire.
Et comment diable en est-on arrivés là ? Parce que l'histoire de Jane, une jeune femme vierge qui tombe accidentellement enceinte, c'est le genre de truc qui ferait hurler de rire un scénariste de telenovela mexicaine. Sauf que là, c'est fait avec un tel amour, une telle intelligence, qu'on oublie vite le caractère improbable pour se laisser emporter par le tourbillon d'émotions.
Jane, notre héroïne, est une jeune femme absolument parfaite. Elle veut devenir écrivaine, elle est dévouée à sa famille (sa grand-mère est une vraie gardienne de la foi, vous allez voir !), et elle est… vierge. Jusqu'au jour où, par un concours de circonstances plus que rocambolesque, elle se retrouve inséminée artificiellement. Oui, vous avez bien lu. Par le médecin. Qui est aussi son ancien amour d'adolescence. Non, je ne rêve pas, c'est bien ça.
Le père du bébé ? Rafael, un beau gosse marié, propriétaire de l'hôtel où Jane travaille. L'épouse de Rafael ? Une femme pas piquée des vers, qui va mettre des bâtons dans toutes les roues possibles et imaginables. On a le fiancé de Jane, Michael, un détective super gentil mais un peu maladroit, qui se retrouve complètement perdu dans ce méli-mélo. Et tout ça, orchestré par un narrateur omniscient, toujours là pour commenter, avec une ironie subtile et un cariño évident pour ses personnages. C'est ça qui fait tout le charme, en fait.
Ce qui m'a le plus bluffée, c'est la manière dont la série jongle. Elle est drôle, oui, très drôle. Les situations sont absurdes, les dialogues ciselés. Mais en même temps, elle aborde des thèmes assez sérieux : l'amour, la famille, les choix de vie, la foi, la loyauté. Jane est confrontée à des dilemmes vraiment compliqués, et on se demande ce qu'on ferait à sa place. Est-ce qu'on garderait ce bébé ? Comment gérerait-on la relation avec son fiancé ? Et avec le père ?

Et puis, il y a les personnages secondaires. Petra, l'épouse de Rafael, est une antagoniste que vous allez adorer détester. Rogelio, le père de Jane, acteur de telenovela à ses heures perdues, est une source de rires constants avec ses répliques pompées dans ses propres séries. Et Xiomara, la mère de Jane, une femme libre et un peu excentrique, apporte une touche de folie douce.
En bref, la saison 1 de Jane The Virgin, c'est un peu comme un gâteau immense et coloré. C'est sucré, c'est plein de surprises, et on en redemande. C'est une série qui vous fait rire aux éclats, qui vous émeut aux larmes, et qui vous donne envie de croire un peu plus au destin, même quand il est totalement déjanté. Si vous ne l'avez pas encore vue, honnêtement, qu'est-ce que vous attendez ? C'est une bouffée d'air frais, une vraie petite perle. Et moi, je ne regrette absolument rien d'avoir enfreint ma promesse.
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