Jack Lantier La Chanson Des Bles Dor

Ah, Jack Lantier. Rien que le nom, ça sent bon le terroir, non ? Ça évoque des champs de blé qui dansent au soleil, des papillons qui virevoltent… Bref, tout ce qu'on imagine quand on pense à la campagne française la plus bucolique. Et puis il y a "La Chanson des Blés d'Or". Une chanson qui, pour beaucoup, est une ode à la nature, à la simplicité, à un amour pur et sincère. Une chanson qui fait du bien, qui réchauffe le cœur.
Mais voilà, entre nous, et sans vouloir offenser personne, je crois que j'ai un petit péché mignon, une opinion un peu... disons... "hors piste". Oui, je sais, c'est peut-être un sacrilège. Mais quand je pense à "La Chanson des Blés d'Or", j'ai aussi une autre image qui me vient. Et elle est peut-être un peu moins poétique, un peu plus... terre à terre.
Les Blés d'Or, vraiment ?
On nous la présente comme la quintessence du romantisme champêtre. La romance qui naît au milieu des épis dorés, un amour aussi lumineux et pur que le soleil qui les fait mûrir. C'est beau, c'est doux, c'est... parfait. Trop parfait, peut-être ?
Parce que soyons honnêtes. Quand vous marchez dans un champ de blé, même le plus doré du monde, ce n'est pas toujours la promenade des amoureux idéale. Il y a le vent qui vous fouette le visage, les petites bêtes qui se cachent dans les tiges, la poussière qui vous pique les yeux. Et si par malheur, il a plu la veille, on parle alors de boue. Beaucoup de boue.
Alors, quand Jack Lantier chante ses blés d'or, je me demande s'il n'y a pas un petit côté... fantasmé. Est-ce que ce n'est pas un peu comme les films où les personnages tombent amoureux en dansant sous la pluie, mais sans jamais avoir un rhume carabiné ou un bon mal de gorge le lendemain ?

L'amour au milieu de la récolte
L'idée de trouver l'amour au milieu des blés, c'est charmant. C'est bucolique. C'est... potentiellement très désordonné. Imaginez le moment clé, le grand déclaration d'amour sous les rayons du soleil couchant. Et là, PAF ! Une guêpe qui passe juste au bon moment, ou un coup de vent qui vous envoie des épillets dans les cheveux. Pas très glamour, avouons-le.
Et puis, il y a le côté pratique. On est censé être tout ouïe, le cœur battant la chamade, les yeux dans les yeux de l'être aimé. Mais quand on est au milieu des blés, on pense aussi à : "Est-ce que j'ai bien mis ma crème solaire ?", "J'espère que je n'ai pas d'insectes sur moi", "Il faut absolument que je pense à arroser les tomates en rentrant". Bref, la vie normale, quoi.

Alors oui, j'adore cette chanson. Elle a une mélodie qui vous prend aux tripes, une simplicité qui désarme. Mais j'ai cette petite voix en moi qui murmure : "Jack, mon cher Jack, tes blés sont peut-être d'or, mais ils sont aussi pleins de petites bestioles !"
Peut-être que c'est ça, le vrai romantisme. Ce n'est pas de peindre un tableau parfait, mais de trouver la beauté, et même l'amour, malgré les petits désagréments du quotidien. Peut-être que l'amour, c'est aussi ça : accepter qu'il y ait un peu de boue sous les blés d'or. Et ça, finalement, c'est peut-être encore plus beau et plus vrai que dans la chanson.
Alors la prochaine fois que vous entendrez "La Chanson des Blés d'Or", souriez. Et si vous avez l'occasion de vous promener dans un champ, rappelez-vous de Jack Lantier. Et peut-être, juste peut-être, vous aurez une petite pensée amusée pour les épillets et les guêpes. Mais surtout, n'oubliez pas de chanter. Parce que ça, ça ne change pas : la chanson, elle, est vraiment d'or.
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