Im Sick And Tired Of My Childhood Friend

Ah, l'ami(e) d'enfance. Ce trésor, ce pilier, cette encyclopédie vivante de vos pires coupes de cheveux et de vos premières déclarations d'amour embarrassantes. On devrait normalement les vénérer, les mettre sur un piédestal, leur décerner des médailles pour service rendu à la mémoire. Sauf que voilà… parfois, on en a juste ras-le-bol.
Oui, je l'avoue. Je suis fatigué(e). Las(se). Épuisé(e) par mon ami(e) d'enfance. Et ce n'est pas une phase passagère, hein. C'est une fatigue chronique, une usure lente et sûre, comme le gravier sous un train de campagne.
Quand le passé nous rattrape… par le col
Mon ami(e) d'enfance, c'est un peu mon jumeau/jumelle perdu(e) de vue, mais qui n'a jamais vraiment disparu. Il/Elle connaît tous mes dossiers. Tous. Le genre de personne qui, si jamais elle décidait de lancer une télé-réalité sur ma vie, gagnerait des millions juste avec les rushs de mes adolescence.
Et le pire ? C'est qu'il/elle s'en sert. Oh oui. Vous savez, ces petits rappels constants : "Tu te souviens quand tu portais ce pull ? Il te faisait ressembler à un patate." Ou encore : "Ah, cette chanson ! C'était pile quand tu étais obsédé(e) par [nom d'une starlette oubliée]." Très drôle. Vraiment. Un rire jaune s'échappe souvent de mes lèvres à ces moments-là.
La spécialité : le rappel incessant de nos errances
Le talent de mon ami(e) d'enfance ? C'est de déterrer des anecdotes que j'avais soigneusement enfouies sous des tonnes de séances chez le thérapeute. On dirait qu'il/elle a un radar à awkwardness, un GPS intégré vers le moment le plus gênant de ma vie.

Et puis, il y a les conseils. Ah, les conseils ! Toujours dispensés avec la certitude d'être l'unique détenteur de la vérité universelle. "Si tu faisais comme moi, tu verrais que c'est simple." Merci, mais ta définition de "simple" implique souvent de devoir faire trois pirouettes sur une jambe tout en récitant l'alphabet à l'envers.
Le syndrome de la connaissance encyclopédique (et un peu relou)
Je pense que mon ami(e) d'enfance a une sorte de super-pouvoir : celui de se souvenir de TOUT. Et quand je dis tout, je veux dire le nom de mon premier poisson rouge, la couleur de mon cartable en CP, et la liste complète des surnoms ridicules qu'on me donnait à l'école. C'est à la fois fascinant et terrifiant.
Je suis constamment à deux doigts de lui dire : "S'il te plaît, arrête. Mon cerveau a des limites, et tu es en train de le faire exploser avec toutes ces données archéologiques." Mais bon, c'est mon ami(e) d'enfance. On ne peut pas juste se débarrasser de ces spécimens rares.
![[DISC] I’m Sick and Tired of My Childhood Friend’s, Now Girlfriend’s](https://external-preview.redd.it/hc26R6LAr086rOv41u_5URAAcpNkgkaTguxj3qqhIiA.jpg?auto=webp&s=1b4ea5849b4555c44c2dcf2e9a41f8d60eac17a8)
Alors, que faire ?
On les aime quand même, n'est-ce pas ? Avec leurs défauts, leurs manies, leur talent inépuisable pour nous rappeler à quel point nous étions ridicules il y a quelques années. Peut-être qu'il faut juste accepter que notre ami(e) d'enfance est notre photographe personnel attitré, celui qui a une collection impressionnante de nos photos les plus… comment dire… artistiques.
Au fond, cette fatigue n'est que la preuve d'une longue histoire. Et même si parfois j'ai envie de changer mon numéro et de déménager sur une île déserte, je sais qu'au fond, cette encyclopédie ambulante de ma vie est précieuse. Juste… un peu bruyante parfois.
Mais bon, si un jour, il/elle publie ses mémoires sous le titre "Ma Vie avec [Mon Nom] : Les Dessous Choquants (et surtout gênants)", je lui promets de lui acheter le premier exemplaire. Et de lui envoyer une carte de remerciement pour toutes ces bons souvenirs… qu'il m'a forcés à revivre.
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