I Reincarnated As A Legendary Surgeon

Imaginez : vous fermez les yeux un soir, un peu fatigué, peut-être après avoir regardé trop de dramas médicaux. Le lendemain matin, surprise ! Vous ouvrez les yeux, et ce n'est plus votre modeste chambre qui vous accueille, mais un hôpital qui semble tout droit sorti d'un catalogue de luxe. Et le pire (ou le meilleur ?), c'est que tout le monde vous appelle "Docteur !" avec un respect qui frise l'idolâtrie. Oui, mesdames et messieurs, je crois bien que j'ai réincarné. Et pas n'importe comment : en chirurgien légendaire.
Au début, c'est un peu déroutant. Les noms des maladies me disent vaguement quelque chose, genre des souvenirs d'une vie antérieure où j'étais plutôt du genre à diagnostiquer mon rhume avec un coup d'œil sur Doctissimo. Mais apparemment, dans cette nouvelle existence, mon cerveau est une sorte de bibliothèque médicale géante qui s'actualise en temps réel. Quand le Dr. Dubois (un nom bien français, n'est-ce pas ?) entre dans la pièce, c'est comme si le Saint-Esprit de la médecine descendait sur lui. Enfin, sur moi. Désormais.
Les patients arrivent avec des cas qui feraient passer Grey's Anatomy pour une comédie romantique. J'ai eu droit à des diagnostics qui semblaient sortir d'un roman de science-fiction. Mais étrangement, mes mains, guidées par cette sagesse acquise en un clin d'œil (ou plutôt, une réincarnation), savent exactement quoi faire. Un geste précis ici, une incision délicate là, et hop ! Le patient est sur pied, me remerciant avec des larmes dans les yeux. Je vous assure, c'est plus gratifiant que de réussir un perfect score à Candy Crush.
Bien sûr, il y a les petits inconvénients. Le réveil à 3 heures du matin pour une urgence, ça, ça ne change pas. Les blouses qui ne sont jamais assez longues. Et cette impression permanente d'être un peu un imposteur, même si mon taux de réussite frôle les 99.99%. On a tous nos petits secrets, non ? Le mien, c'est que je me demande encore si ma dernière pizza était vraiment digérée avant de pratiquer cette opération à cœur ouvert. On ne le dit pas trop, hein ?
Le plus drôle, ce sont les autres médecins. Ils me regardent avec des yeux ronds, comme si j'avais découvert la formule secrète du Coca-Cola. "Mais Docteur, comment avez-vous su que c'était cette minuscule bactérie d'un genre inconnu ?" Et moi, je leur fais un petit sourire énigmatique, je hausse les épaules, et je réponds un truc du genre : "Oh, vous savez, c'est juste une question de curiosité et de bonne observation." En réalité, je me demande juste si j'ai bien compris le nom du virus que je viens d'éradiquer.

On dit que la vie est pleine de surprises. Eh bien, la mort aussi, apparemment. Et si vous devez revenir sur Terre, autant le faire avec une réputation solide et des mains en or. Bon, maintenant, si vous voulez bien m'excuser, on m'appelle pour une appendicite. Ou peut-être une amputation, je ne suis pas encore sûr. Mais ne vous inquiétez pas, j'ai le coup de scalpel aussi fiable qu'un GPS bien calibré.
Alors voilà, la vie de chirurgien légendaire, c'est pas si mal. Un peu stressant, certes, mais quand on sauve des vies avec une aisance déconcertante, on se dit que cette seconde chance, elle est plutôt bien cadrée. Surtout quand la plus grosse décision de ma journée consiste à choisir entre un café corsé et un cappuccino décaféiné avant ma prochaine intervention… qui, croyez-moi, sera une réussite éclatante. Vous ne me croyez pas ? Attendez de voir la prochaine opération impossible que je vais réussir. C'est promis. Et si ça ne marche pas, je vous promets de me réincarner en chef étoilé.
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