I Dont Want To Be Loved

Ah, l'amour. Ce truc qui fait chanter les oiseaux, scintiller les étoiles et... nous faire courir dans la direction opposée à toute vitesse ! On entend partout : "trouve l'amour", "l'amour est aveugle", "l'amour triomphe de tout". Mais avouons-le, parfois, on n'a juste pas envie de se faire aimer.
C'est un peu comme quand on a une migraine monumentale et que quelqu'un nous propose une séance de yoga aquatique avec des dauphins. Non merci, vraiment. J'apprécie l'intention, mais là, pas le bon moment. L'amour, ça demande de l'énergie. Et quand on est en mode "je veux juste être tranquille avec ma boîte de biscuits et ma série préférée", tout effort supplémentaire, c'est comme demander à un chat de faire du saut à l'élastique. Possible, mais pas franchement recommandé pour sa santé mentale.
Ce n'est pas que l'on soit méchant, hein !
Loin de là ! C'est juste qu'à certains moments, notre réservoir émotionnel est aussi vide qu'un distributeur de bonbons après une kermesse d'école. On a besoin de se recharger, de s'écouter, de faire une petite mise à jour de notre système interne. Et ça, ça se fait rarement en compagnie de quelqu'un qui nous regarde avec des yeux de chiot battu.
On a déjà eu notre dose de drames grecs, nos propres montagnes à gravir. Alors, quand on croise quelqu'un qui semble prêt à nous construire un piédestal et à nous y couronner reine, notre premier réflexe, c'est souvent de se dire : "Oh non, pas ça. J'ai pas mon diadème sur moi !" C'est le syndrome du "laisse-moi digérer ma pizza en paix avant de parler de nos cinq prochaines générations".

Et puis, il y a cette peur subtile, n'est-ce pas ? La peur de ne pas être à la hauteur de l'amour qu'on reçoit. C'est un peu comme si on vous prêtait une voiture de luxe et qu'on vous disait : "Prends-en soin, elle est unique." On est tellement stressé à l'idée de la rayer, de la salir, qu'on finit par la laisser au garage par peur de l'abîmer. L'amour, c'est un peu pareil. On a peur de ne pas savoir le gérer, de le laisser s'évaporer comme une bulle de savon.
Un petit cocon personnel, ça ne fait pas de mal.
Parfois, on a juste besoin de notre propre espace. Notre petit cocon douillet où l'on peut être complètement soi-même, sans filtre, sans jugement. Un endroit où l'on peut manger du chocolat directement dans la boîte, chanter faux sous la douche, et discuter avec notre plante verte sans qu'on nous prenne pour un excentrique. C'est un peu notre refuge anti-tempête émotionnelle.

Et puis, il y a cette liberté qu'on savoure. La liberté de faire ce qu'on veut, quand on veut. Pas de compromis à faire sur la température de la pièce, pas de négociations pour choisir le film du soir. Juste nous, et notre programme infaillible de "rien de très excitant, mais terriblement réconfortant". C'est une forme d'amour de soi, non ?
Alors oui, un jour, peut-être, on aura envie de partager notre boîte de biscuits. Peut-être. Mais en attendant, soyons honnêtes : ce n'est pas parce qu'on dit "Je ne veux pas être aimé" qu'on n'est pas aimable. C'est juste qu'aujourd'hui, on préfère aimer notre canapé. Et c'est déjà pas mal, non ?
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