Happy Valley Saison 3 France 3

Ah, la troisième saison de Happy Valley, débarquant enfin sur France 3 ! On dirait qu'on attendait ça depuis la recette du coq au vin de Mamie, n'est-ce pas ? On a eu le temps de refaire le monde, de vider les placards à biscuits, et de se demander si Sarah Lancashire, alias Catherine Cawood, ne portait pas une armure sous son pull en tricot. Parce que soyons honnêtes, cette femme est faite d'acier trempé dans du thé fort.
C'est un peu comme quand on décide de ranger le grenier. On pense que ce sera une petite affaire, et trois jours plus tard, on est sous une montagne de vieux souvenirs, la poussière nous rentre dans le nez, et on se demande comment on a pu accumuler autant de trucs. La saison 3, c'est un peu ça : une plongée dans les recoins les plus sombres de la vie, avec cette touche d'humour british qui vous prend par surprise comme une averse inattendue en plein mois d'août.
On retrouve notre chère Catherine, toujours aussi revêche mais avec un cœur gros comme ça (enfin, façon Yorkshire, donc potentiellement un peu plus petit qu'un cœur de parisien, mais tout aussi solide). Elle jongle avec les méchants, les soucis familiaux, et probablement avec des factures de chauffage qui donnent envie de se transformer en ours polaire pour faire des économies. La vie, quoi. Ces petits tracas qui s'accumulent jusqu'à ce qu'on ait envie de crier "Stop ! Je descends !" dans le métro bondé.
Et puis il y a ces méchants… Ah, les méchants de Happy Valley ! On a l'impression qu'ils sortent tout droit d'une réunion de brainstorming où on aurait demandé "Comment être le plus détestable possible, mais avec une certaine classe ?". Ils sont aussi complexes et tordus que le plan de succession d'une grande famille royale, mais avec moins de couronnes et beaucoup plus de mauvaises intentions. On les regarde avec un mélange de fascination et d'effroi, un peu comme quand on tombe sur un documentaire animalier sur les araignées.
Ce qui est génial avec Happy Valley, c'est qu'on s'attache. On s'attache à Catherine, à sa détermination, à ses petites manies. On s'attache même à ce policier un peu dépassé, qui essaie de suivre le rythme effréné de sa chef. C'est comme se faire des amis improbables lors d'un long voyage en train. Au début, on est un peu méfiant, et puis on se retrouve à partager ses miettes de pain et à refaire le monde.

La saison 3 promet d'être une fois de plus une montagne russe émotionnelle. On va rire, on va stresser, on va peut-être même verser une petite larme. Et tout ça, installé confortablement sur son canapé, avec une tasse de thé (ou de café, pour les audacieux) et un plaid douillet. Parce que regarder Happy Valley, c'est un peu comme un remède contre la morosité, un bon coup de fouet qui vous rappelle que même dans les situations les plus sombres, il y a toujours une étincelle d'humanité, et souvent, une bonne dose de humour noir.
Alors, si vous avez envie de vous replonger dans l'univers de Catherine Cawood, de frissonner un peu, et de retrouver cette atmosphère si particulière de la campagne anglaise qui cache bien son jeu, foncez sur France 3 ! C'est une petite pépite qui vous attend, une sorte de remontant dont on ne se lasse jamais. Préparez le pop-corn (ou les biscuits !), la partie de plaisir commence.
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