Game Of Thrones Saison 2 Ep 2

Ah, la Saison 2, Épisode 2 de Game of Thrones. On la retrouve souvent un peu dans l'ombre de ses grandes sœurs plus explosives. Mais avouons-le, il y a quelque chose de délicieusement... tranquille dans cet épisode. Presque une pause avant le chaos infernal. Et si on se disait que c'est ça, son charme secret ?
Prenons le cas de Tyrion. Le pauvre petit bonhomme essaie désespérément de faire régner l'ordre à Port-Réal. Et franchement, c'est un peu comme essayer d'éduquer une bande de dragons enragés avec des caresses. Il est là, il serre les dents, il essaie de comprendre pourquoi tout le monde veut sa peau, surtout quand il n'a même pas encore eu le temps de se faire un bon café. Sa conversation avec Varys, par exemple. On sent bien que Varys sait des choses. Il sait tout. Tyrion, lui, est juste là, à essayer de deviner le menu du jour, alors que le monde est sur le point de s'écrouler.
Pendant ce temps, qu'est-ce que fait notre cher Robb Stark ? Il est là, le jeune loup. Il a gagné une bataille, il est tout fier, et il se retrouve à se quereller avec sa mère, Catelyn. Le grand guerrier, le Roi du Nord, qui se fait sermonner sur son amour naissant pour une jolie fille. C'est tellement humain ! Qui n'a jamais eu une petite dispute parentale sur une histoire de cœur ? Sauf que là, la "jolie fille" risque d'être une catastrophe politique majeure. Mais bon, l'amour, ça rend aveugle, même quand on a une épée à la main.
Et Daenerys ! Toujours avec ses dragons, qui sont encore tout petits, un peu comme des poussins qui crachent du feu. Elle est là, elle essaie de trouver des alliés dans le désert, et elle se retrouve face à un gros monsieur avec une grosse armée. Le genre de monsieur qui pense que les femmes et les dragons, c'est pas trop son truc. Elle lui montre pourtant qu'elle a du caractère, notre Dany. Un petit discours plein de ferveur, et hop ! Le type commence à réfléchir. C'est le pouvoir de la persuasion, version Westeros.

Parlons de notre petit groupe d'aventuriers. Theon qui essaie d'être cool et viril. Shae qui est là, à essayer de survivre avec style. Et Sansa, la pauvre petite chose, prisonnière dans sa propre cage dorée. Elle voit la politique, elle voit les jeux de pouvoir, et elle apprend. Un peu à la dure, certes, mais elle apprend. On sent qu'elle n'est pas née pour broder des coussins, malgré les apparences.
Ce qui est drôle dans cet épisode, c'est qu'on voit tous ces personnages essayer de naviguer dans des situations compliquées. Ils font des choix. Parfois bons, parfois moins bons. Ils sont humains, malgré le contexte fantastique. On ne voit pas encore les batailles épiques, les retournements de situation qui te font hurler devant la télé. C'est plus subtil. C'est la mise en place du jeu, avec tous ses coups bas et ses alliances fragiles.

Et puis, il y a cette scène avec Joffrey. Ah, Joffrey. Même quand il ne fait rien de particulièrement méchant, sa seule présence suffit à nous donner des boutons. Il est là, il fait le tyran en herbe, et on a juste envie de lui lancer une tarte à la crème. Le roi, le roi... qui se comporte comme le pire des gamins capricieux. C'est fascinant de voir à quel point on peut détester un personnage fictif à ce point. C'est ça, la magie de Game of Thrones : te faire aimer ceux que tu devrais détester, et détester ceux qui devraient être aimés (ou du moins, respectés).
Alors oui, peut-être que cet épisode 2 de la Saison 2 n'est pas le plus mémorable pour ses grandes envolées dramatiques. Mais il est essentiel. Il pose les bases, il nous rappelle que derrière les armures et les dragons, il y a des gens avec leurs doutes, leurs envies et leurs erreurs. C'est ça, le vrai cœur de cette histoire. Et ça, ça vaut bien un petit sourire en coin, non ?
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