Fullmetal Alchemist La Vengeance De Scar

Ah, Fullmetal Alchemist ! La série qui nous a fait aimer les bras mécaniques et les discussions philosophiques sur la loi de l'échange équivalent. Mais aujourd'hui, on ne va pas parler des frères Elric et de leurs aventures culinaires (qui, avouons-le, sont souvent plus dangereuses que les combats), non. On va mettre sous les projecteurs un monsieur qui, disons-le, a un agenda chargé et un look qui ne passe pas inaperçu : Scar.
Pour ceux qui auraient vécu sous un rocher (ou qui seraient juste nouveaux dans le monde merveilleux de l'alchimie), Scar est ce type qui porte une armure infernale et dont le but dans la vie est de... eh bien, de faire la guerre aux alchimistes d'État. Oui, vous avez bien lu. Il a une dent contre eux. Une grosse, une très grosse dent, taillée sur mesure avec une pincée de vengeance et une tonne de douleur.
On pourrait le décrire comme l'anti-héros par excellence. Ou comme le type qui, lors d'une fête, vous expliquerait avec un sourire de façade pourquoi il déteste les gentils militaires. Son histoire est, comme souvent dans FMA, loin d'être simple. Elle est aussi complexe que de comprendre pourquoi Edward Elric a toujours autant de mal à atteindre les étagères les plus hautes. Il s'agit de la destruction de son peuple, de la perte de ses proches, et d'une soif de justice qui confine parfois à une légère obsession.
Ce qui est génial avec Scar, c'est qu'il n'est pas juste un méchant qui casse tout. Oh non. Il a une approche scientifique à sa vengeance, si l'on peut dire. Son alchimie, qu'il utilise avec une maestria déconcertante, est de la destruction pure. Pas de jolies fleurs qui poussent, non. Plutôt des bâtiments qui s'écroulent et des armures qui fondent. Le genre de truc qui vous fait dire : "Bon, peut-être que je ne vais pas lui proposer de soutien scolaire en alchimie."
Et puis, il y a ce petit œil qui ne rate jamais une cible. Une précision chirurgicale, une détermination de fer. On sent bien que quand Scar met quelque chose en tête, ça se fait. Il est comme votre grand-mère qui décide de refaire toute la décoration de la maison : ça bouge, et ça ne rigole pas.

Mais, et c'est là que FMA brille, les choses ne sont jamais noires ou blanches. Et Scar non plus. Au fil de ses rencontres, notamment avec Alphonse Elric (le gentil robot, pas le petit frère furax), on découvre des facettes plus complexes. Des moments où l'on se dit : "Attends, ce type est peut-être plus que juste un tueur d'alchimistes." Il commence à remettre en question sa propre croisade, à voir les nuances dans le monde gris de l'alchimie d'État.
La Vengeance de Scar, c'est un peu comme regarder quelqu'un essayer de démonter un puzzle très compliqué avec un marteau. Ça fait du bruit, ça a l'air spectaculaire, et au final, on espère juste qu'il trouvera les bonnes pièces. Et quand il y arrive, c'est sacrément satisfaisant.

Alors, la prochaine fois que vous verrez un type avec une armure et une expression aussi joviale qu'un examen surprise, rappelez-vous de Scar. Parce que même avec une envie de retribution, on peut avoir une leçon à donner. Et parfois, cette leçon, c'est juste de savoir que même le plus implacable des vengeurs peut, avec un peu d'aide (et beaucoup de dialogues intenses), trouver une vérité qui dépasse la rancœur. Ou, au moins, apprendre à ne pas faire exploser son déjeuner.
En bref, Scar : le gars qui vous prouve qu'une bonne raison de se battre peut parfois se transformer en une excuse pour de superbes scènes d'action. Et ça, dans FMA, on adore. Surtout quand ça finit par un sourire (même s'il est un peu forcé).
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