Film La Vérité Sur Brian Banks

Ah, La Vérité sur Brian Banks. Si vous cherchez un film qui vous tiendra en haleine avec des rebondissements à la Hitchcock, vous risquez d'être… comment dire… un peu déçu. Mais si vous avez envie de vous détendre devant une histoire qui aurait pu être écrite par votre cousin éloigné pendant une nuit blanche arrosée de café, alors vous êtes au bon endroit !
Le pitch est simple : Brian Banks, un jeune homme qui semble tout droit sorti d'une publicité pour des céréales (vous savez, ceux avec le sourire éclatant et les dents impeccables), se retrouve accusé de quelque chose de terrible. Genre, vraiment terrible. Genre, le genre de truc qui fait que les gens vous regardent bizarrement quand vous achetez du pain.
Et là, mes amis, commence le grand numéro de « Je suis innocent, mais personne ne me croit ». Imaginez un peu : vous passez votre vie à faire le bien, à manger vos légumes, à dire bonjour aux voisins, et soudain, pouf ! Vous êtes dans le collimateur de la justice. C'est un peu comme si vous ramassiez une crotte de chien avec votre pied et que, par malchance, le maire passait juste à ce moment-là. La vie, quoi.
Le film nous déroule cette histoire avec une lenteur… euh… contemplative. On sent que les réalisateurs ont pris le temps. Beauuuucoup de temps. Tellement de temps qu'on a l'impression que Brian, pendant son incarcération (parce que oui, il est incarcéré, ça serait moins drôle sinon), a eu le temps de devenir ceinture noire de tricot et de monter une chorale avec les autres détenus.
Mais ne vous méprenez pas ! Sous cette apparente placidité, il y a de la tension. Une tension… discrète. Comme celle que l'on ressent quand on attend que le micro-ondes finisse de chauffer son plat préparé. On sait que ça va arriver, mais on n'est pas sûr que ce soit une bonne chose.

Ce qui est fascinant, c'est la manière dont Brian, malgré les apparences (et quelques coiffures… audacieuses), essaie de prouver son innocence. Il a cette détermination tranquille, cette foi inébranlable que la vérité finira par éclater. On pourrait presque l'imaginer en train de graver des messages d'espoir sur les murs de sa cellule avec un cure-dent.
Et puis il y a la fameuse "vérité". Ah, la vérité ! Elle arrive quand elle veut, et souvent, elle débarque avec un chapeau de clown et une trompette. Dans ce film, elle prend son temps pour se présenter, comme une vieille tante qui arrive en retard à Noël et qui s'étonne qu'il n'y ait plus de foie gras.
Sans trop vous spoiler (car après tout, vous pourriez quand même vouloir jeter un œil), disons que le dénouement est… satisfaisant. Pas le genre de satisfaction qui vous fait sauter de joie et faire des pirouettes, plutôt le genre de satisfaction qui vous fait soupirer de soulagement et vous dire : "Bon, au moins, il n'a pas mangé le dernier gâteau."
En bref, La Vérité sur Brian Banks, c'est un peu comme un bon vieux roman policier qu'on a oublié d'accélérer. C'est une histoire vraie, ça, on ne le nie pas. Mais si vous cherchez l'adrénaline pure, mieux vaut regarder un épisode de Top Chef pendant que les candidats sont en train de faire la vaisselle.
Au final, ce film nous rappelle que la justice est parfois un long fleuve tranquille… qui peut vous emporter si vous ne faites pas attention à la couleur du maillot de bain de celui qui est censé être le coupable. Bon visionnage, et n'oubliez pas votre coussin pour la sieste !
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