Film Complet En Francais Les Visiteurs

Ah, Les Visiteurs. Qui n'a jamais croisé ce film sur un coin de chaîne télévisée un dimanche après-midi ? Ou peut-être l'avez-vous vu pour la millième fois, un sourire aux lèvres, sans vraiment savoir pourquoi. C'est mon cas, et je ne m'en cache pas. C'est un peu comme ce vieux pull confortable. On sait qu'il n'est plus à la mode, qu'il a des trous par endroits, mais on l'aime quand même.
Alors oui, je vais peut-être dire une énormité. Mais je l'assume. Pour moi, Les Visiteurs, ce n'est pas juste un film. C'est une institution. Une sorte de rendez-vous familial secret. On s'attendrit, on rit, on se dit : "Ah, mais oui, c'est ça !". C'est un peu comme manger une madeleine, ça rappelle des choses. Des choses un peu absurdes, certes, mais des choses quand même.
On a tous ce personnage préféré, avouez-le. Moi, c'est Jacquouille le Fripouille. Ce pauvre type, propulsé dans un monde qu'il ne comprend pas. Il est tellement maladroit, tellement… rustre. Et pourtant, il y a une certaine innocence en lui. Quand il s'exclame devant une chasse d'eau, ou quand il essaie de comprendre le concept de télévision. C'est un enfant perdu dans un monde de fous, et nous sommes là pour le regarder s'y perdre.
Et puis il y a Godefroy de Montmirail. Le chevalier. Celui qui se prend tellement au sérieux. Son air constipé face à la modernité. On dirait mon oncle Bernard qui découvre un smartphone. Il peste, il s'énerve, il ne comprend rien. Et nous, on se marre. Parce qu'on a tous un peu ce côté Godefroy en nous. Ce regard un peu dédaigneux face à ce qui nous est étranger.

Ce qui est génial avec ce film, c'est son côté intemporel. Les blagues peuvent sembler un peu datées, le jeu parfois exagéré. Mais il y a une énergie, une folie douce qui opère. On n'a pas besoin de réfléchir. On se laisse porter par le rythme. C'est un peu comme regarder un dessin animé quand on est adulte. On sait que c'est simple, mais ça fait du bien.
Les dialogues sont cultes, on les connaît par cœur. "Par la barbe de Merlin !" ou "C'est une sorcière ! Qu'on lui coupe la tête !". On les répète entre amis, on les utilise dans des situations anodines. C'est ça, la marque des grands films populaires. Ils s'intègrent dans notre vie. Ils deviennent une sorte de langage commun.

Je sais, certains diront que c'est du cinéma bas de gamme. Que c'est trop caricatural. Que les acteurs en font trop. Et je les comprends. Vraiment. Mais parfois, on n'a pas envie de se prendre la tête. On n'a pas envie de comprendre les subtilités d'un film d'auteur. On veut juste se détendre. On veut rire. Et Les Visiteurs, avec son humour un peu potache, un peu déjanté, il sait faire ça.
C'est un peu notre guilty pleasure cinématographique. On le regarde en cachette, on fait semblant de préférer d'autres films plus "sérieux". Mais au fond, on sait que quand Jean-Marie Poiré nous invite à replonger dans les aventures de Godefroy et Jacquouille, on répond présent. Parce que c'est un voyage. Un voyage pas très loin, pas très compliqué, mais un voyage qui fait du bien. Et ça, je trouve que c'est déjà énorme. Alors, la prochaine fois que vous croiserez Les Visiteurs, n'hésitez pas. Laissez-vous tenter. Vous ne le regretterez pas. Ou peut-être un peu, mais avec le sourire.
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