Fear The Walking Dead Saison 1 Episode 1

Alors voilà, la première fois qu'on a regardé Fear The Walking Dead, saison 1, épisode 1, on s'est dit : "Okay, c'est parti pour le flou artistique." Vous savez, ce moment où on essaie de comprendre ce qui se passe, un peu comme quand votre GPS vous envoie en plein milieu d'un champ de maïs. On était là, avachis dans le canapé, avec une pizza tiède qui commençait à ressembler à une œuvre d'art abstraite, et d'un coup, pouf ! le monde bascule.
Ce premier épisode, c'est un peu comme se réveiller le lundi matin après un week-end un peu trop animé. Tout le monde a l'air normal, mais il y a comme une petite vibration dans l'air, une sensation que quelque chose ne tourne pas rond. Madison, notre prof de lycée préférée, elle est là, elle gère sa classe, elle essaie de mettre de l'ordre dans sa famille recomposée – franchement, ça ressemble à n'importe quelle salle des profs un mardi après-midi, non ?
Et puis, il y a cette petite chose bizarre. Nick, son fils ado, qui se retrouve à l'hôpital, à raconter des histoires de gens qui mangent les autres. On se dit : "Ah, le classique : overdose, délire, il a trop regardé de films de zombies avant de dormir." Ça nous rappelle nous, quand on avait 15 ans et qu'on était persuadés d'avoir vu un fantôme dans notre chambre alors que c'était juste la poussière sur la fenêtre.
La tension monte, mais doucement. C'est pas le gros « BAM ! » qu'on attend parfois dans ces séries. C'est plus un petit bruit dans la maison la nuit. On se dit : "C'est le chat ? C'est le vent ? Ou c'est le début de la fin du monde telle qu'on la connaît ?" L'agent Miller, lui, il est là, il essaie de gérer les appels bizarres, les gens qui agissent étrangement. Il doit se sentir un peu comme celui qui doit ranger sa chambre quand sa mère lui a dit de le faire depuis une semaine, mais en pire, parce que là, les conséquences sont un peu plus... poilues.

Ce qui est cool, c'est qu'on voit le chaos s'installer petit à petit. C'est pas comme si tout le monde se transformait en zombie d'un coup. On a ces moments où on se dit : "Mais pourquoi ils font ça ? C'est juste un gars qui a mal au ventre, non ?" Et puis, on voit que ce n'est pas juste un mal de ventre. C'est le genre de mal de ventre qui te donne envie de mordre ton voisin, et ça, ça change tout.
Le réalisateur nous fait jouer à "Où est Charlie ?" avec l'épidémie. On la voit apparaître en arrière-plan, dans des scènes qu'on a déjà vues, mais qui prennent une toute autre dimension maintenant. C'est comme relire un vieux livre et découvrir des messages cachés qu'on avait ratés la première fois. On se dit : "Ah ! Mais oui, c'est pour ça que ce type avait l'air bizarre !"

On finit cet épisode avec cette impression qu'on est un peu pris au piège avec eux. On est dans le même brouillard, à se demander ce qui va se passer. On a les mêmes questions qui trottent dans notre tête : "Est-ce que je dois sortir de chez moi ? Est-ce que ce voisin qui n'a pas tondu sa pelouse depuis trois semaines est un danger ?" C'est ce sentiment familier de l'inattendu qui s'invite dans notre quotidien, comme quand le wifi coupe juste avant la fin de notre série préférée. Sauf que là, c'est un peu plus... infecté.
En gros, le premier épisode de Fear The Walking Dead, c'est le préambule parfait pour le gros bazar qui va suivre. On est introduit en douceur, trop en douceur peut-être, mais avec cette promesse de voir le monde partir en vrille, un peu comme quand on regarde une vidéo de chaton et qu'on s'attend à une fin mignonne, mais qu'à la place, il renverse un vase. On était prévenus, mais pas préparés. Et c'est ça qui est bon.
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