Evangelion 3.0 You Can Not Redo Streaming

Ah, Evangelion 3.0 You Can Not Redo. Ce titre, n'est-ce pas ? On dirait le nom d'une série Netflix après une soirée un peu trop arrosée. On se réveille le lendemain, on regarde le menu des films qu'on a failli regarder et on se dit : "Ok, impossible de revenir en arrière sur ça." Et c'est un peu ça, notre rencontre avec ce film, non ?
Vous savez, c'est comme quand vous décidez de refaire votre cuisine. Vous vous dites : "Ça va être simple, un petit coup de peinture, une nouvelle crédence..." Et puis, cinq ans plus tard, vous êtes au milieu des travaux, avec des murs à moitié peints, des meubles démontés et l'impression que votre vie entière est en stand-by. Et la nouvelle cuisine ? On en reparle dans une autre vie.
Evangelion 3.0, c'est un peu ce sentiment. On s'attendait à... eh bien, on ne sait pas trop quoi, mais certainement pas à ça. C'est comme si vous commandiez une pizza Margherita et qu'on vous livrait un sushi géant avec de la crème chantilly. C'est déstabilisant, c'est différent, et vous vous demandez si vous n'avez pas rêvé.
On retrouve Shinji, notre adolescent préféré qui a l'air d'avoir passé les trois dernières années à jouer à la console dans sa chambre, sans jamais voir la lumière du jour. Et quand il ressort, tout le monde a l'air d'être devenu fou. Les gens le regardent comme s'il était le coupable du bug de fin du monde, et lui, il a juste envie de retourner se cacher sous sa couette. Qui ne s'est jamais senti un peu comme ça devant une situation compliquée ? On voudrait juste un bouton "reset", mais voilà, on ne peut pas "redo".

Les mechas, ces robots géants, sont toujours là, bien sûr. Mais cette fois, ils sont... encore plus bizarres. On dirait que le designer a eu une illumination après avoir mangé trop de bonbons gélifiés. Ils ont des formes improbables, des mouvements... disons, "artistiques". Si vous avez déjà essayé de monter un meuble IKEA sans regarder la notice, vous savez de quoi je parle. C'est un assemblage d'éléments qui ne semblent pas aller ensemble, et pourtant, il faut que ça tienne debout.
Et les personnages ! Oh là là. Asuka, Rei, Misato... elles sont là, mais elles ont aussi changé. Elles ont pris des coups, elles ont des raisons de vouloir frapper Shinji à grands coups de pied dans les tibias, et franchement, on les comprend un peu. C'est comme retrouver vos amis après des années, et ils ont tous des nouvelles vies, des secrets, et vous êtes le seul à ne pas avoir compris ce qui s'est passé.

Le plus drôle, c'est cette sensation de se dire : "Mais qu'est-ce que je suis en train de regarder ?". On a l'impression d'être entré dans une pièce où tout le monde parle une langue inconnue, et vous êtes là, à faire semblant de comprendre en hochant la tête. Vous êtes perdu, mais d'une manière fascinante. C'est le genre de film qui vous donne envie de faire des recherches sur Wikipédia pendant et après, pour essayer de démêler le fil de l'intrigue.
Alors oui, Evangelion 3.0 You Can Not Redo, ce n'est pas une promenade de santé. C'est plus une randonnée en montagne avec des chaussures trop petites et une carte qui ne correspond plus au terrain. Mais avouez, il y a quelque chose d'excitant dans ce chaos, non ? C'est la promesse que, même quand tout semble aller de travers, on continue quand même. On continue, même sans savoir où l'on va. Et ça, c'est un peu le message ultime, même si on doit le décrypter à travers des anges mécaniques et des crises existentielles.
Gallery
