Euphoria Episode 2 Saison 1 Vostfr

Ah, Euphoria Saison 1, Épisode 2. Ce petit bijou de souffrance adolescente, mais regardé confortablement sous un plaid, avec une tasse de thé (ou quelque chose de plus fort, soyons honnêtes).
Après le chaos visuel et émotionnel du premier épisode, on aurait pu s'attendre à un petit répit. Que nenni ! Zendaya, alias Rue, continue de nous faire osciller entre l'empathie la plus profonde et l'envie de lui secouer gentiment les épaules en lui disant "Allez ma belle, respire un peu !".
L'épisode s'ouvre avec un petit aperçu de la vie des autres. Parce que, apparemment, il n'y a pas que Rue qui a des problèmes existentiels à 17 ans. Qui aurait cru ? Kat, par exemple, décide de... disons, embrasser sa "nouveauté". Et quand je dis nouveauté, je pense à un niveau de "oh my god, is this happening?" qui ferait rougir une licorne effrontée.
On retrouve aussi Maddy, toujours aussi fabuleuse et dangereuse, qui manigance des plans qui feraient passer Machiavel pour un enfant de chœur. Sa relation avec Nate est un peu comme regarder un accident de voiture en slow-motion : on sait que c'est terrible, mais on ne peut pas détourner le regard. Surtout quand Nate a cette expression faciale qui crie "Je suis perdu et j'en mets la faute sur tout le monde". Un classique.
Et puis il y a Jules. Oh, Jules. Elle est le rayon de soleil mélancolique de nos vies, la fille qui semble comprendre les profondeurs de l'âme de Rue, tout en étant elle-même un mystère enveloppé dans du tulle et des paillettes. Leur relation, c'est un peu comme essayer de coller deux morceaux de verre brisé ensemble : magnifique quand ça marche, mais terriblement fragile.

L'épisode navigue avec brio entre des moments de pure vulnérabilité et des éclats de comédie involontaire (ou peut-être était-ce voulu, qui sait avec Sam Levinson ?). On sent bien que nos adolescents ne sont pas là pour jouer à la marelle. Ils sont là pour expérimenter, pour se perdre, et pour nous faire ressentir toute une gamme d'émotions, souvent en l'espace de cinq minutes.
Il y a une scène en particulier, une fête, où tout le monde semble vouloir s'échapper de sa propre peau. C'est le genre de situation où vous regardez l'écran et vous vous dites : "Est-ce que j'ai déjà été aussi désespérément cool et terrifié en même temps ?". Probablement pas. Mais c'est ça qui est bon.

Les dialogues sont ciselés, les visuels sont à couper le souffle (même quand ils dépeignent des choses peu réjouissantes), et la bande-son est, comme toujours, impeccable. On pourrait presque croire que les chansons ont été choisies spécifiquement pour accompagner nos propres angoisses existentielles du dimanche soir.
Alors, que retenir de cet épisode 2 ? Que nos personnages sont des âmes tourmentées naviguant dans un océan de pression sociale, de désirs contradictoires et de choix douteux. Et que, finalement, on adore les regarder s'y débattre. Parce que, soyons honnêtes, notre propre adolescence, vue avec le recul, ressemblait peut-être à une version moins stylisée et moins colorée de tout ce chaos.
En bref, si vous avez fini cet épisode en vous disant "Mais qu'est-ce qui va leur arriver ensuite ?", félicitations, vous êtes officiellement accro. Et si, par le plus grand des hasards, vous vous êtes surpris à vouloir changer de coiffure ou acheter des paillettes, ne paniquez pas. C'est juste l'effet Euphoria. Ou alors, vous avez juste besoin de vacances. Probablement les deux.
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