Endeavour Morse Saison 7

Ah, Endeavour Morse. Ce nom évoque pour beaucoup d'entre nous des pubs enfumés, des chansons d'opéra susurrées par un homme qui semble toujours porter un imperméable trop grand, et un talent pour déchiffrer des meurtres qui défie toute logique, sauf la sienne, bien sûr.
Et puis il y a eu cette attente… cette longue, interminable attente pour la Saison 7. Pendant que le monde continuait de tourner, que les téléphones devenaient plus intelligents et que les théories du complot fleurissaient sur internet (enfin, plus que d'habitude), nous, les fidèles, nous nous demandions : Quand notre cher Endeavour allait-il revenir nous sauver de la médiocrité criminelle d'Oxford ?
La saison 7, mes amis, fut une montagne russe émotionnelle. Non pas que Morse ait soudainement décidé de se lancer dans un parc d'attractions (imaginez le désastre avec ses lunettes !), mais plutôt dans le sens où chaque épisode nous tenait en haleine, nous faisant passer de "Mais qu'est-ce qu'il fabrique encore ?" à "Ah, bien sûr !". C'est ça, le charme du bonhomme, n'est-ce pas ? Il vous emmène dans des détours insensés pour finalement vous déposer, droit comme un i, à la solution.
Cette saison, on a eu droit à des cas particulièrement tordus. On parle de meurtres liés à l'astrologie (parce que pourquoi pas ?), à des opéras (évidemment, faut pas déconner avec ses passions), et même à des... euh... euh... des affaires qui faisaient sens une fois qu'il avait fini de nous expliquer le pourquoi du comment avec sa voix si caractéristique. Vous savez, cette voix qui vous donne l'impression qu'il est sur le point de réciter Shakespeare, même quand il demande une tasse de thé.
Et parlons de Thursdays, cet éternel pilier de la raison (ou du moins, de ce qui s'en rapproche le plus quand Morse est dans le coin). On le voit toujours tenter de canaliser le génie parfois chaotique de notre inspecteur, l'air légèrement exaspéré mais profondément loyal. C'est un peu comme regarder un bon père essayer de ranger la chambre de son ado surdoué. Un acte de foi quotidien.

On a aussi vu Joan Thursday naviguer ses propres eaux tumultueuses. Parce que, soyons honnêtes, dans le monde de Morse, personne n'a une vie tranquille. Les histoires personnelles se mêlent aux enquêtes, ajoutant une couche de drame humain qui nous rappelle que derrière les puzzles macabres, il y a de vraies personnes qui souffrent, aiment, et parfois, se font assassiner de façon particulièrement créative.
La beauté de la saison 7, c'était cette atmosphère si particulière. Cette pluie fine qui semble toujours tomber sur Oxford, ces rues pavées qui ont vu passer tant de drames, et ce sentiment que, même dans le chaos, il y a une certaine… élégance. La manière dont les décors sont filmés, la musique qui accompagne chaque scène, tout cela concourt à créer un univers où l'on aime se perdre, même si les sujets abordés ne sont pas exactement joyeux.

Alors, oui, la saison 7 nous a gâtés. Elle nous a donné des énigmes à résoudre, des personnages attachants (et d'autres, un peu moins), et ce cher Morse qui, encore une fois, a réussi à prouver que la logique, même tordue, finit toujours par triompher. Ou du moins, qu'elle finit par trouver le coupable, ce qui, dans le monde de la fiction télévisuelle, est déjà une sacrée victoire.
En bref, si vous cherchiez une raison de ressortir votre pull en laine et de vous lover dans un fauteuil confortable, la saison 7 d'Endeavour était exactement ce qu'il vous fallait. Et si vous vous demandez comment diable il a fait pour connecter le tout, ne vous inquiétez pas. C'est ça, le mystère Morse. Et franchement, si vous aviez tout compris du premier coup, vous seriez probablement déjà en train de prendre sa relève à Scotland Yard. Ou au moins, à écrire votre propre série policière... qui, avouons-le, aurait beaucoup moins de classiques de Puccini.
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