Dragon Ball Z La Menace De Namek

Je me souviens encore de l'été de mes 12 ans. On était chez ma tante, dans ce petit village paumé où le wifi était une légende urbaine. Le soir, l'électricité sautait souvent, nous plongeant dans une obscurité totale. Et c'est là, armé d'une lampe torche et de mes précieux VHS, que je replongeais dans l'univers de Dragon Ball Z. Un soir particulièrement chaud, alors que la clim' de ma tante n'avait pas décidé de nous faire ce plaisir, la K7 de "La Menace de Namek" était lancée. La tension était palpable, même avec la sueur qui coulait sur mon front et le grésillement de la bande vidéo.
Et ça, c'était avant de savoir à quel point cette saga était... intense.
On va pas se mentir, quand on parle de Dragon Ball Z, il y a des arcs narratifs qui marquent plus que d'autres. Et "La Menace de Namek" (ou plus précisément, la partie qui mène à la planète Namek et ses péripéties) est sans doute l'un des plus emblématiques. On quitte la Terre, notre petit terrain de jeu habituel, pour une aventure spatiale qui change la donne. Fini les combats dans les plaines désertiques ; place aux voyages interstellaires et aux planètes inconnues !
Le voyage vers l'inconnu
Après la défaite cuisante contre Végéta et Nappa, et surtout le sacrifice de Piccolo, les choses deviennent sérieuses. Goku est dans le coma (ah, la fameuse capsule de soin !), et le seul moyen de le sauver, et d'ailleurs de ressusciter les amis tombés au combat, c'est de trouver les Dragon Balls sur Namek. Vous vous souvenez de la galère pour y aller ? Des mois de voyage dans l'espace, le tout sur une capsule qui ressemblait à un mini-frigo volant. Pendant ce temps, sur Terre, on avait le droit à des épisodes qui faisaient durer le suspense. Genre, "Est-ce qu'ils vont y arriver ? Est-ce que le vaisseau va tenir le coup ?" J'avais l'impression de faire le voyage avec eux, franchement.

Et puis, quand ils arrivent... WAHOU. Namek. Une planète verte, des villages stylés, et surtout, une atmosphère complètement différente. C'est là qu'on découvre un peu mieux la culture Namek, les Nameks eux-mêmes, leurs coutumes, leur tristesse face à leur propre disparition. On se prend d'affection pour des personnages comme Petit-Cœur (dans sa version Namek, avant qu'il ne fusionne avec un autre Namek), ou même pour le vieil ancêtre. C'est plus profond que juste des gros muscles qui s'affrontent, vous ne trouvez pas ?
La vraie menace
Mais le vrai cœur de "La Menace de Namek", c'est l'arrivée de Freezer. Ce type... sérieux. Le méchant par excellence. Il est là pour les Dragon Balls, bien sûr, mais surtout pour dominer et détruire. Et pas juste quelques villages, non. Il est là pour exterminer une race entière ! Son arrivée, le sentiment d'impuissance qu'il crée... c'est ça qui rend cette saga si marquante. On le voit arriver avec sa troupe de sbires, chacun plus flippant que le précédent. Les combats deviennent de plus en plus violents, de plus en plus désespérés.

Et le pire, c'est quand Freezer commence à montrer ses différentes formes. Chaque transformation est un nouveau niveau de terreur. On se dit : "C'est pas possible, il va pas se transformer encore !" Et si, il se transformait. C'était du pur génie narratif, même si parfois, je soupçonnais les animateurs de vouloir prolonger l'épisode avec une nouvelle scène de transformation. Soupir.
C'est cette quête pour les Dragon Balls, cette course contre la montre face à un ennemi implacable, qui donne toute sa saveur à cette partie de Dragon Ball Z. C'est là qu'on voit l'évolution des personnages, leurs limites, mais aussi leur détermination. Et bien sûr, c'est le prélude à la transformation la plus iconique de tous les temps. Vous savez de qui je parle, n'est-ce pas ? 😉
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