Distribution De Sherlock Holmes : Jeu D'ombres

Ah, Sherlock Holmes : Jeu d'ombres. Un titre qui sonne bien, n'est-ce pas ? On s'attend à de la stratégie, des rebondissements, peut-être même quelques clins d'œil aux célèbres enquêtes de Sherlock Holmes lui-même. Et puis, on découvre le jeu.
Soyons honnêtes. Quand on pense à un jeu de société avec une boîte aussi colorée et une promesse de "distribution", on imagine peut-être quelque chose de complexe. Des rôles cachés, des alliances fragiles, des accusations lancées à tout-va. On se voit déjà en Moriarty, complotant dans l'ombre, ou en Sherlock, débusquant les traîtres avec une logique implacable. Sauf que ce jeu... il a un petit twist.
C'est un peu comme commander un grand cru et recevoir une limonade pétillante. C'est bon, ça fait du bien, mais ce n'est pas exactement ce qu'on avait en tête. Vous voyez le genre ? Vous vous installez, vous sortez les cartes, et là, le décor change radicalement.
L'idée, c'est de distribuer... des cartes. Oui, oui, vous avez bien lu. Des cartes. Pas des indices subtils, pas des missions secrètes, non. Juste des cartes. Et le but du jeu est... de ne pas les avoir à la fin. C'est un peu comme essayer de se débarrasser des chaussettes orphelines. On passe son temps à les refiler au voisin, en espérant qu'il se retrouve avec la paire qui ne va pas avec tout.
Et le détective ? Le génial Sherlock dans tout ça ? Disons que sa présence est plus une suggestion qu'une réalité palpable. On a l'impression qu'il est là, quelque part, en train de faire son petit laboratoire en attendant que les autres aient fini de s'occuper des cartes. On imagine Watson qui lui dit : "Alors, cher ami, qu'avez-vous déduit de cette distribution ?" Et Sherlock répondrait : "Que les gens aiment bien donner leurs cartes, Watson. Fascinant."

Ce qui est drôle, c'est que le jeu peut vite devenir une partie de cache-cache de cartes. "Tiens, je te donne celle-ci, elle ne me plaît pas." "Ah non, je ne la veux pas, prends celle-là !" On dirait une scène de ménage, mais avec des cartes illustrées de vagons de train ou de tableaux suspects.
Et le plaisir ? Il est là, mais il est différent. C'est le plaisir simple, enfantin, de se débarrasser de quelque chose. C'est l'anticipation de la dernière carte, le soupir de soulagement quand on parvient à la faire passer. On se sent malin, pas forcément parce qu'on a résolu une énigme, mais parce qu'on a réussi à ne pas garder le "mauvais numéro". C'est une victoire, certes, mais une victoire un peu... égoïste, avouons-le.

C'est le jeu parfait pour les soirées où l'on a envie de rigoler sans trop se prendre la tête. Quand on veut passer un moment léger, où les enjeux sont aussi légers que les cartes que l'on essaie de refiler. On peut se chamailler gentiment, lancer des regards noirs (mais avec un sourire), et le tout se termine souvent par une bonne franche rigolade.
Alors, est-ce que Sherlock Holmes : Jeu d'ombres est le jeu de société le plus profond et stratégique jamais créé ? Probablement pas. Est-ce qu'il est divertissant ? Absolument. Il prend un nom prestigieux et le transforme en un jeu de cartes où le but est d'être le dernier à ne rien avoir. Et parfois, c'est exactement ce qu'il nous faut. Une petite dose de folie, une pincée d'absurdité, et le tout emballé dans une boîte qui fait penser à un grand détective. C'est ça, la magie du jeu, n'est-ce pas ? Nous faire sourire avec des choses... inattendues.
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