Distribution De American Horror Story Saison 10

Ah, la dixième saison d'American Horror Story. Un numéro qui, dans d'autres contextes, pourrait annoncer un âge d'or, une maturité… mais là, on parle de Ryan Murphy, alors disons plutôt une nouvelle fournée d'angoisses créatives. Et cette année, mes chers âmes sensibles (et les autres aussi, on ne juge pas !), préparez-vous pour un voyage… un peu plus terrestre que d'habitude. Oui, vous avez bien lu. Moins d'aliens psychédéliques, plus… d'artistes maudits et de vampires. Un combo qui, avouons-le, sentait le potentiel à plein nez, n'est-ce pas ?
Baptisée Double Feature, cette saison avait cette petite particularité de se scinder en deux histoires bien distinctes. Comme un double album, mais avec plus de sang et moins de solos de guitare. La première partie, "Red Tide", nous a emmenés sur les côtes venteuses du Massachusetts, dans une petite ville qui semblait tout droit sortie d'une carte postale… si les cartes postales avaient des problèmes de drogués névrosés et d'une sorte de… élixir de célébrité douteux. On y retrouve des têtes connues qui nous rappellent pourquoi on aime (ou déteste, c'est selon) AHS : Sarah Paulson, toujours impeccable dans ses rôles de femmes au bord de la crise de nerfs, et Evan Peters, qui semble avoir trouvé sa niche dans les personnages un peu… bizarres. On ne va pas se mentir, voir Evan Peters avec une coupe de cheveux qui défie les lois de la physique, ça vaut déjà le détour.
Et puis il y a cette ambiance. On est loin des manoirs hantés et des sectes déjantées. Ici, on est dans l'art, la création, le prix à payer pour percer. L'idée d'un monde artistique où la talentueux peut se transformer en une sorte de monstre assoiffé de succès (et de… disons, nutriments), c'était une prémisse sacrément intrigante. On pensait se faire peur avec des fantômes, on s'est retrouvés à redouter la prochaine critique négative. Le vrai cauchemar, quoi !
La deuxième partie, "Death Valley", a pris un virage complètement différent. Après les plages brumeuses, direction le désert californien. Et là, attention, retour aux sources ! Les aliens sont de retour, mes amis. Oui, après une petite pause, nos amis verts (ou gris, ou ce qu'ils veulent) ont décidé de faire un comeback fracassant. Mais pas n'importe comment. On parle ici d'expérimentations, de gouvernements secrets et d'une histoire qui remonte… eh bien, très loin. On découvre que certaines figures historiques étaient peut-être plus impliquées dans des affaires interstellaires que ce que les livres d'histoire veulent bien nous faire croire. On vous laisse imaginer le niveau de conspirationnisme ici.
Ce qui est génial avec AHS, c'est cette capacité à passer du coq à l'âne avec une audace folle. Passer de vampires qui cherchent le succès à des extraterrestres qui ont des plans pour l'humanité, c'est un peu comme passer d'une soirée chez mamie à une convention de fans de science-fiction. Le tout, toujours avec cette touche d'humour noir et d'esthétique soignée qui fait la signature de la série.

Alors, la saison 10 ? Elle a eu ses hauts et ses bas, comme souvent. Certains moments nous ont tenus en haleine, d'autres nous ont fait lever un sourcil, un peu comme quand on regarde une œuvre d'art abstraite en se demandant si c'est un génie ou un enfant de 3 ans qui a fait ça. Mais au final, on ne peut pas reprocher à Ryan Murphy de manquer d'imagination. Il nous a offert une saison ambitieuse, qui a tenté de nous surprendre, et Dieu sait qu'il y est parvenu.
En bref, si vous cherchez une saison qui vous fera vous poser des questions existentielles sur la créativité, le pouvoir, et si votre voisine cache un secret cosmique, la saison 10 d'American Horror Story est faite pour vous. Et si jamais vous croisez un vampire avec une dent en or, demandez-lui s'il a vu mon stylo, je suis sûr qu'il l'a emprunté pour écrire son prochain succès.
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