free web stats

De Quoi Souffrait Edith Piaf


De Quoi Souffrait Edith Piaf

Ah, Edith Piaf. La Môme. La Voix. La Grande Dame de la chanson française. Quand on pense à elle, on imagine tout de suite une douleur immense, une tragédie permanente. La pauvre Edith, tant de malheurs ! On la voit souffrir dans ses chansons, et on imagine que sa vie était une longue complainte. Et si… et si on regardait ça d’un autre œil ? Un œil un peu moins larmoyant, un peu plus… frondeur ?

On dit qu'elle souffrait de ci, de ça. De la vie, souvent. De ses amours impossibles, de ses déceptions, de ses addictions. La tuberculose, les accidents, la perte d’un enfant… C’est vrai, la vie ne l’a pas épargnée. Edith Piaf a eu sa dose de drames. On ne peut pas le nier.

Mais vous savez, parfois, on peut avoir une vie compliquée, être une artiste extraordinaire, et avoir aussi… un sacré caractère ! Et si, au fond, Edith Piaf souffrait surtout… de l'ennui ?

L'ennui ? Mais comment ça ?

Imaginez. Vous avez cette voix qui fait trembler les murs. Vous remplissez les plus grandes salles. Vous êtes la reine de Paris ! Qu’est-ce que vous faites quand le rideau tombe ? Quand les applaudissements s’éteignent ? Quand il n’y a plus de scène, plus de public pour vous porter ? Vous rentrez chez vous. Et là… il faut bien occuper son temps, non ?

Peut-être que ses excès, ses histoires d’amour passionnées et destructrices, ses soirées arrosées… n’étaient pas que des conséquences de ses malheurs. Peut-être que c’était aussi une façon de ne pas s’ennuyer. Une façon de remplir le vide quand la musique s’arrête. Parce que quand on est une flamme pareille, rester immobile, ça doit être insupportable.

Edith Piaf : biographie de la Môme
Edith Piaf : biographie de la Môme

On parle beaucoup de la souffrance dans le talent. C’est un cliché, n’est-ce pas ? Comme si pour être un génie, il fallait obligatoirement avoir le cœur brisé en mille morceaux. Et si Edith Piaf, avec sa vitalité incroyable, ses rires rauques et son énergie débordante sur scène, avait surtout besoin d’adrénaline ? D’intensité ?

"Elle avait une soif de vivre tellement immense, qu'elle devait la canaliser d'une manière ou d'une autre."

Ses chansons racontent la douleur, oui. Mais elles racontent aussi la résilience. La force. L’espoir. « Non, je ne regrette rien ». Ce n’est pas la chanson d’une âme résignée. C’est l’hymne d’une battante ! Une battante qui, peut-être, avait besoin de se sentir vivante, intensément vivante, même quand ça faisait mal.

Et ses amours ?

Ah, ses amours ! Marcel Cerdan, bien sûr. La grande passion, le grand amour, la grande tragédie. Et après ? Il y a eu d’autres hommes. Beaucoup d’autres. Étaient-ils tous des salauds qui lui brisaient le cœur ? Peut-être. Ou peut-être que la recherche de cet amour absolu, de cette connexion parfaite, était une quête sans fin. Une sorte de course contre la montre pour trouver quelqu’un qui puisse suivre le rythme de son cœur incandescent.

France remembers Edith Piaf in shadow of Paris attacks
France remembers Edith Piaf in shadow of Paris attacks

Et si, au lieu de la "pauvre Edith", on imaginait la Piaf qui en voulait plus ? Qui refusait la médiocrité, le tiède, le raisonnable ? Qui vivait ses émotions à cent à l’heure, sans filet ? C’est épuisant, j’imagine. Et ça peut mener à des situations compliquées. Des maladies, des déceptions, des excès. Mais est-ce que la cause première était la souffrance, ou cette soif inextinguible de… tout ? De vivre à fond, de sentir, d’aimer, de vibrer ?

C’est mon opinion un peu folle, vous voyez. La mienne, celle que j’ai quand j’écoute ses chansons et que je la vois sur scène, pleine de feu. Peut-être que Edith Piaf souffrait, oui. Mais peut-être qu’elle souffrait surtout de ne pas pouvoir être plus vive, plus aimée, plus… elle-même, encore plus fort. Et ça, ça doit être la plus grande des souffrances pour une artiste comme elle.

Alors, la prochaine fois que vous entendrez « La Vie en Rose », pensez un peu à cette énergie folle qui animait la petite chanteuse à la robe noire. Et souriez. Parce que même dans la douleur, il y avait une sacrée dose de vie.

Gallery

You might also like →