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Darling Stand By Me


Darling Stand By Me

Ah, Stand By Me. Le genre de film qui vous donne envie de ressortir votre vieux walkman, de creuser dans le grenier à la recherche de votre plus belle paire de jeans déchirés, et de vous rappeler l'époque où les plus grandes aventures se déroulaient au coin de la rue, avec des gosses qui ressemblaient à votre voisin. Vous voyez le tableau ? C'est un peu comme feuilleter un album photo de votre propre enfance, mais en mieux filmé, avec des dialogues plus percutants, et moins de boudins aux yeux.

On parle ici du chef-d'œuvre de Rob Reiner, adapté d'une nouvelle de notre cher Stephen King. Et quand King écrit, ça ne rigole pas toujours, hein ? Sauf que là, il nous emmène faire une balade en forêt avec quatre gamins qui partent à la recherche d'un corps. Oui, vous avez bien lu. Un corps. Pas une carte au trésor, pas un animal perdu. Un cadavre. Si c'est pas ça, l'aventure adolescente par excellence, je ne sais pas ce qui l'est.

Ces quatre lascars, c'est un peu le casting idéal des “mecs qu'on aimait bien à l'école mais qu'on n'aurait jamais osé aborder”. Il y a Gordie, le narrateur, le petit écrivain en herbe qui rumine sur la vie et la mort (un peu comme nous tous, avouons-le, mais avec plus de talent). Il y a Chris, le rebelle au grand cœur, celui qui vous défendait si un petit chef vous embêtait, même s'il avait l'air de pouvoir vous mettre KO d'un revers de main. Et puis Vern, le gros dadais un peu simplet, mais tellement attachant dans sa naïveté. Et enfin, Teddy, le dingo, celui qui avait toujours une histoire rocambolesque à raconter et qui semblait un peu trop excité par l'idée de mourir. Charmant, n'est-ce pas ?

Leur mission ? Retrouver le corps d'un garçon disparu, dans l'espoir de devenir des héros. Parce qu'à cet âge-là, on croit encore qu'on peut changer le monde, ou du moins, qu'on peut se faire remarquer par les grands. Et c'est là que le film touche sa cible. Il capture cette nostalgie de l'innocence perdue, cette impression que chaque été était une épopée, et que les amitiés d'enfance étaient aussi solides que des rochers. Sauf que les rochers, parfois, ils finissent par s'éroder, hein ?

Les dialogues sont pépites. Ils sont crus, drôles, parfois un peu vulgaires (on est en 1960, faut pas l'oublier !), mais surtout, tellement vrais. On y parle de peurs, de rêves, des parents qui ne comprennent rien, et surtout, de cette connexion unique qui lie des amis pour la vie. Ou du moins, jusqu'à ce que la vie vous emporte chacun de votre côté, comme le destin nous l'apprendra plus tard. Suspense, suspense...

Darling Stand by Me『So darling stand by me, Whenever storms may be
Darling Stand by Me『So darling stand by me, Whenever storms may be

Ce n'est pas un film d'action, non. C'est une méditation sur le passage à l'âge adulte, sur la façon dont ces premières expériences nous forgent. C'est une invitation à se souvenir de nos propres “gangs”, de nos propres “camps d'été”, de nos propres “balades pour trouver des cadavres” (bon, peut-être pas cette dernière partie pour tout le monde, mais on se comprend). C'est un film qui vous fait rire aux éclats et qui, au moment où vous vous y attendez le moins, vous tire une petite larme. Mais une larme de plaisir, une larme de nostalgie, une larme de “ah oui, c'était le bon temps”.

Alors, si jamais vous vous sentez un peu dépassé par la vie moderne, par les notifications incessantes et par l'idée que l'aventure ne se trouve plus qu'en ligne, je vous conseille vivement de revoir Stand By Me. Et rappelez-vous : même si vous ne retrouvez pas de corps, vous trouverez peut-être un peu de votre âme d'enfant. Et ça, franchement, ça vaut bien plus qu'une carte au trésor, non ? Surtout si le trésor, c'est juste un vieux chewing-gum collé sous un banc.

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