Danshi Koukousei No Nichijou Vostfr

Ah, Danshi Koukousei No Nichijou, ou pour les intimes et les moins anglophones, La Vie Quotidienne Des Lycéens. Si vous pensiez que le lycée était synonyme de drames shojo à vous faire déborder les yeux de larmes ou d'exploits surhumains, préparez-vous à une petite rectification de trajectoire. Ici, mes amis, on parle du quotidien. Et par quotidien, j'entends… des conneries monumentales.
Imaginez un groupe de trois gars, le trio infernal : Tadakuni, le plus normal (ce qui, dans ce contexte, est déjà une anomalie), Hidenori, l'intellectuel autoproclamé qui se prend toujours les pieds dans le tapis, et Yoshitake, le complexe. Leur journée ? C'est un mélange explosif de phraséologie absurde, de plans foireux dignes des plus grands stratèges… de cour de récré, et de moments de génie incompris. Vous voyez le tableau ? Non ? C'est normal, ils ne le comprennent souvent même pas eux-mêmes.
Ce qui est génial avec Danshi Koukousei, c'est que la série a le don de transformer le plus banal des sujets en une comédie hilarante. Un objet perdu ? Une mauvaise passe dans un jeu vidéo ? Une tentative maladroite de parler à une fille ? Tout devient prétexte à des dialogues savoureux et à des situations tellement exagérées qu'on en redemande. C'est comme regarder des petits frères passer leur temps à se chamailler et à inventer des mondes parallèles dans leur jardin, mais avec une narration et une animation qui font mouche à chaque fois.
Et parlons des personnages secondaires ! Parce que ce n'est pas que le trio qui fait le sel de la série. Les filles, par exemple, ont leur propre club, et elles ne sont pas en reste pour le n'importe quoi. La sœur de Tadakuni, qui est clairement le cerveau de la famille (et probablement de l'univers entier, si on en croit ses planifications diaboliques), les filles du conseil des élèves qui semblent avoir pris leur rôle un peu trop au sérieux… Chaque personnage apporte sa petite touche de folie, créant une mosaïque de personnalités brillamment décalées.

Ce qui est aussi fantastique, c'est la manière dont la série joue avec les clichés de l'animation japonaise. On a droit à des moments de calme plat, juste avant que l'un des personnages ne balance une vérité universelle (ou presque) qui fait réfléchir… ou plutôt rire. On a les scènes de combat improvisées, les déclarations d'amour ratées, les réflexions profondes sur le sens de la vie pendant qu'ils essayent d'ouvrir un paquet de chips.
Danshi Koukousei No Nichijou, c'est un peu le remède ultime contre la morosité. C'est regarder le quotidien sous un microscope, mais un microscope loufoque qui grossit les détails insignifiants pour en faire des œuvres d'art comiques. C'est se dire : "Mais comment osent-ils ?!". Et puis, on se rend compte qu'on adore ça.

Si vous cherchez une série qui vous fera oublier vos soucis pendant quelques épisodes, qui vous rappellera les joies simples (et complexes) de la jeunesse, et qui vous donnera envie de déclarer votre flamme à la première personne venue avec une pomme factice, alors n'hésitez plus. Enfilez votre uniforme (ou pas, personne ne vous jugera) et plongez dans cet univers où la seule limite est l'imagination… et parfois, le budget du club.
Bref, si vous regardez Danshi Koukousei No Nichijou, vous repartirez avec une seule envie : recommencer.
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