Conjuguer Verbe Etre En Anglais

Ah, le verbe être en anglais ! Le fameux "to be". Rien que le nom, ça sonne déjà comme une promesse de simplicité, n'est-ce pas ? Mais comme souvent avec les promesses, le diable (ou plutôt, le correcteur automatique) est dans les détails.
Vous vous souvenez de vos premiers cours d'anglais ? Ces moments de pure joie où l'on vous présentait joyeusement : "I am, you are, he/she/it is..." C'était adorable. Presque aussi réconfortant que le son d'une vieille radio crachotante. On se disait : "Facile ! Je vais être bilingue avant même de finir ma tasse de thé."
La simplicité apparente, le piège subtil
Et puis, l'aventure commence vraiment. Parce qu'en français, on a notre bon vieux verbe être. Il fait tout, le brave. Il est là pour décrire, pour situer, pour exprimer un état. Simple, efficace. Mais en anglais, oh non ! Le "to be" a décidé de faire bande à part, et il ne s'arrête pas là. Il se déguise.
Imaginez un espion sous couverture. C'est un peu le "to be". Il est "am", il est "is", il est "are". Et ne l'oublions pas, il a aussi une version au passé qui ressemble à une autre personne : "was" et "were". C'est comme s'il avait plusieurs identités secrètes ! "Hier, j'étais fatigué" ? En anglais, c'est "I was tired". On reconnaît à peine notre espion.
Et le futur ? Le pauvre "to be" ne peut pas faire ça tout seul. Il a besoin d'un copain, le fameux "will". "Je serai heureux" devient "I will be happy". Le "to be" est là, mais il a l'air un peu dépassé, comme s'il demandait la permission à son acolyte pour exister. Pauvre petit.
Les formes qui nous donnent du fil à retordre
Parlons de la forme interrogative. En français, c'est facile : "Es-tu là ?" On inverse, hop ! En anglais, c'est un peu plus... théâtral. "Are you there?" Le verbe se met en avant, fier comme un paon. Et quand il est négatif ? "I am not hungry." Là, c'est le "not" qui vient s'incruster, un peu comme un voisin un peu trop curieux.

Mais le clou du spectacle, c'est quand le "to be" se cache dans les constructions. Par exemple, les participes présents, ces fameux "-ing" qui donnent tant de fil à retordre. "I am running." Le "to be" est là, bien sûr, pour dire que l'action est en cours. C'est son travail, après tout. Il est le témoin de l'action.
Et le passé ? "She was singing." Encore notre espion, cette fois-ci dans le passé. On sent la fatigue monter. On se dit qu'un bon vieux verbe "avoir" (to have) aurait peut-être été plus simple. Mais non, il faut faire avec le charme capricieux du "to be".
Un conseil pour survivre
Alors, comment survivre à cette joyeuse bande de "être" déguisés ? La réponse est aussi simple que complexe : la pratique. Oui, je sais, c'est la réponse que personne n'a envie d'entendre, mais c'est la vérité. Il faut le conjuguer, le répéter, l'utiliser à toutes les sauces. Même quand vous avez l'impression de dire des bêtises, foncez !

Pensez-y comme à un jeu de cache-cache permanent. Où se cache "to be" aujourd'hui ? Est-il "am", "is", "are", "was", "were", ou "be" tout court ? C'est un défi amusant, non ? Dites-vous que chaque bonne conjugaison est une petite victoire contre le chaos linguistique.
Et surtout, n'oubliez pas de sourire. Après tout, apprendre l'anglais, c'est aussi apprendre à ne pas se prendre trop au sérieux, surtout quand on essaie de savoir si l'on "is" ou si l'on "are".
Alors la prochaine fois que vous hésiterez entre "I am" et "I is", dites-vous : "Au moins, je ne suis pas un verbe qui change de forme toutes les deux secondes pour dire qu'il existe. Ça, c'est le job du 'to be' et franchement, il s'en sort avec un certain panache... même s'il nous fait transpirer un peu."
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