Combien De Saison Une Nounou D Enfer

Ah, la nounou d'enfer ! Qui n'a pas une histoire à raconter ? Moi, je me souviens encore de cette fois où la nôtre, une certaine Madame Dubois (nom d'emprunt, évidemment !), avait décidé que la seule façon d'apprendre à mes jumeaux à manger des épinards était de les leur faire avaler d'une seule traite, comme un défi. Imaginez la scène : deux petits bouts de chou, la bouche pleine, les yeux au bord des larmes, et Madame Dubois, le sourire aux lèvres, leur répétant : "Allez, encore une bouchée, mes petits champions !" C'était... intense. On est rentrés ce soir-là, les enfants traumatisés par le vert, et moi avec une envie folle de courir me réfugier dans le placard à balais. Faut dire que ça nous a bien fait rire après.
Mais revenons à nos moutons (ou plutôt, à nos nounous !). Quand on parle de "combien de saisons une nounou d'enfer", on ne parle pas de la durée de sa présence physique dans notre foyer, n'est-ce pas ? Oh que non ! On parle plutôt de la durée de l'impact, de la marque indélébile qu'elle laisse dans nos vies, et surtout, dans celles de nos enfants. Et croyez-moi, cette marque, elle peut être aussi tenace qu'une tache de confiture sur un canapé blanc.
La saison du cauchemar éveillé
Il y a d'abord la première saison, celle de la découverte. On pense avoir trouvé la perle rare, la fée marraine qui va s'occuper de nos trésors pendant qu'on court après le pain. Et là, patatras ! On déchante vite. Les règles non respectées, les siestes "optionnelles", les repas "façon buffet à volonté" (même si on avait précisé "petit pois et carottes"). C'est la saison du doute. "Est-ce que je suis trop exigeant(e) ?", "Est-ce que c'est normal qu'il/elle regarde la télé avec les enfants H24 ?" Des questions qui tournent en boucle dans notre tête.
La saison des ajustements (ou des crises de nerfs)
Ensuite, il y a la saison où l'on essaie de mettre des limites. On s'arme de patience (et parfois d'une bonne dose de caféine) pour expliquer, réexpliquer, argumenter. C'est la saison des "oui, mais" et des "vous comprenez, c'est pour leur bien". Parfois, ça marche. Parfois, on a l'impression de parler à un mur. Ce mur, il peut avoir un nom, un prénom, et même une tenue de travail un peu... disons, "originale". Vous voyez le genre ?

La saison de la libération (ou du soulagement)
Et puis, vient enfin la saison où l'on se dit : "Ça suffit !". La saison où, même si ça fait un pincement au cœur (parce qu'on y a quand même cru, avouons-le), on décide qu'il est temps de passer à autre chose. C'est la saison de la libération. Le jour où on la voit partir, on sent un poids énorme se retirer de nos épaules. On respire enfin ! Et les enfants ? Eux, ils ont peut-être déjà oublié la Madame Dubois et ses épinards. Ou peut-être pas... Qui sait !
Alors, combien de saisons une nounou d'enfer ? En réalité, il n'y en a qu'une : celle qui vous fait comprendre qu'il faut parfois traverser quelques épreuves pour trouver la bonne personne. Et que, même dans les moments les plus croustillants, il y a toujours une bonne histoire à raconter. Enfin, une fois que les épinards ont été digérés, bien sûr !
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