Cele 50 De Umbre Ale Lui Grey

Ah, Cinquante Nuances de Grey. Ce titre qui, à lui seul, a réussi à faire rougir plus d'une tante et à provoquer quelques maux de tête chez les libraires. On parle bien sûr de cette saga littéraire qui a envahi nos vies (et nos tables de chevet) comme une invasion de hamsters bien sappés et légèrement excentriques.
Soyons honnêtes, avant ce phénomène, qui aurait cru qu'une histoire d'amour moderne pouvait contenir autant de lexique BDSM ? Je veux dire, quand j'étais petite, mon plus grand souci, c'était de savoir si j'aurais droit à deux boules de glace ou une seule. Eh bien, Anastasia Steele, elle, avait des préoccupations un peu plus… poilues. Ou plutôt, cuirues.
Le duo improbable
On a d'un côté, Anastasia Steele. La jeune innocente, la étudiante en littérature qui trébuche dans la vie comme on trébuche sur un tapis. Elle a un côté maladroitement charmant, comme un chiot qui essaie de marcher sur ses pattes arrière. On s'attache à elle, on veut lui dire de faire attention à où elle met les pieds, surtout quand Christian Grey est dans les parages.
Et de l'autre, Christian Grey. Le milliardaire énigmatique avec un regard intense qui pourrait faire fondre l'Antarctique. Il est richissime, il est beau, il a un hélicoptère et un appartement qui coûte plus cher que ma voiture et mon loyer réunis pour les dix prochaines années. Mais sous cette façade de perfection glacée, se cache… eh bien, disons une collection de jouets assez particulière. Et pas le genre qu'on trouve chez Toys "R" Us.
Le contrat et ses clauses (un peu trop) détaillées
La fameuse rencontre. Ana, venue pour une interview, se retrouve face à ce spécimen. Et bam ! Le coup de foudre. Ou plutôt, le coup de foudre… et de contrat. Car Christian n'est pas du genre à papillonner. Il veut du sérieux. Du très, très sérieux. Avec des clauses écrites, s'il vous plaît ! Un contrat qui donnerait des sueurs froides à un avocat spécialisé en droit des affaires, et encore plus à un conseiller conjugal.

Entre les "red rooms", les "contrôles" et les "punitions" (qui, soyons clairs, ne ressemblent pas à une tape sur les doigts quand on n'a pas fini ses devoirs), Ana découvre un monde. Un monde où le "oui" peut signifier "peut-être, mais sous certaines conditions" et où le "non" est parfois négociable. On suit son apprentissage avec un mélange de curiosité, d'effroi et, avouons-le, d'un léger rire nerveux.
Pourquoi on a tous lu (ou fait semblant de lire)
Pourquoi un tel succès ? Peut-être parce que dans nos vies bien rangées, on a tous un petit côté curieux des secrets. Peut-être parce que l'idée d'un homme puissant qui vous désire passionnément (même s'il faut signer pour ça) a un certain… attrait. Ou peut-être juste parce que nos copines nous ont dit qu'il fallait absolument le lire pour pouvoir participer aux discussions au bureau.

Et puis, il y a la façon dont E. L. James a réussi à glisser le sexe partout. Sous le lit, dans le frigo, dans les notes de bas de page… partout ! On n'a jamais vu autant de descriptions détaillées de… euh… techniques de massage et d'accessoires en cuir. C'était un peu comme lire un manuel d'instructions très, très long et assez… intense.
Au final, Cinquante Nuances de Grey, c'est cette histoire qui a prouvé qu'on pouvait faire un best-seller avec un peu de romance, beaucoup de sous-entendus (et quelques sous-entendus très explicites), et une bonne dose de… disons, exploration des limites. Et maintenant, si vous me cherchez, je suis probablement en train de vérifier si mon contrat de travail contient une clause sur la gestion des "caprices de milliardaire".
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