Ce Qui Nous Lie Streaming

Avouez-le. On a tous cette petite voix dans notre tête. Celle qui nous chuchote des conseils pas toujours très éclairés. Pour moi, en ce moment, cette voix est obsédée par Ce Qui Nous Lie. Oui, oui, cette série dont tout le monde parle. Ou plutôt, dont certains parlent. Et ceux-là, ils en parlent souvent avec des étoiles dans les yeux, comme s'ils avaient découvert le secret de la vie à travers les péripéties des personnages. Moi, je l'avoue tout de suite, je suis de l'autre bord. Et c'est OK. C'est même, je crois, une opinion plutôt libératrice.
Alors, installez-vous confortablement. Prenez une tisane, ou peut-être quelque chose d'un peu plus fort. On va parler de Ce Qui Nous Lie et de la joie intense, parfois inavouable, de ne pas être complètement envoûté par le dernier phénomène du streaming. Parce que soyons honnêtes, parfois, il faut savoir dire non. Ou plutôt, il faut savoir dire "bof". Et dire "bof" à Ce Qui Nous Lie, pour moi, c'est un acte de foi. Une petite rébellion contre la pression sociale du "il faut que tu aies vu ça".
Je me souviens très bien du moment où j'ai cliqué sur le bouton "lecture". J'étais plein d'espoir, prêt à être emporté par cette histoire captivante. J'avais lu les critiques élogieuses. J'avais vu les amis sur les réseaux sociaux qui semblaient avoir trouvé leur nouveau Graal télévisuel. Et puis... rien. Enfin, pas rien. Il y avait bien des images. Et des dialogues. Mais cette alchimie magique, ce truc qui fait qu'on ne peut plus s'arrêter, cette envie irrépressible de savoir ce qui va se passer ensuite... elle n'est pas venue. C'est un peu comme aller à un dîner où tout le monde s'esclaffe de rire à des blagues que vous ne comprenez pas. On sourit poliment, on hoche la tête, mais au fond, on se sent un peu à part.
Et ce n'est pas un jugement. Absolument pas. Je suis sûr que pour beaucoup, Ce Qui Nous Lie est une merveille. Que les personnages sont profonds, que les intrigues sont brillantes, que la réalisation est d'une finesse incroyable. Je respecte ça. Vraiment. Mon seul crime, c'est de ne pas ressentir la même chose. Mon seul péché mignon, c'est de préférer regarder une vieille comédie que je connais par cœur pour la dixième fois, plutôt que de me torturer l'esprit avec des rebondissements que je trouve, disons, un peu prévisibles. Ou peut-être que je suis juste trop fatigué pour ça. La vie est déjà assez compliquée, non ? Faut-il vraiment se plonger dans des drames complexes quand on peut, par exemple, revoir Friends et savoir que tout finira bien ?
La beauté du streaming, c'est justement ça. Il y en a pour tous les goûts. Et si mon goût à moi, en ce moment, est de rester un peu à l'écart du tourbillon Ce Qui Nous Lie, et bien, tant pis pour moi. Je me sens coupable, oui, mais une culpabilité légère, presque joyeuse. Comme si j'avais découvert une petite faille dans le système, une échappatoire secrète. Peut-être que je finirai par le regarder. Un jour. Quand le monde sera plus calme. Ou quand j'aurai épuisé toutes les rediffusions de mes séries cultes. D'ici là, je continuerai à sourire poliment quand on me parlera de Ce Qui Nous Lie, en pensant secrètement que ma tisane est bien plus réconfortante que toutes les péripéties du monde.

Et puis, il y a ces moments où l'on se dit : "Et si c'était moi qui avais tort ?" Mais non. Pas aujourd'hui. Aujourd'hui, je suis fier de mon indifférence polie. C'est une petite victoire personnelle dans la jungle des plateformes de streaming.
Alors oui, j'ai bien cliqué. J'ai bien vu les premières minutes. Et j'ai bien arrêté. Et je ne le regrette pas. Pas encore. Et vous ? Vous avez déjà eu ce sentiment ? Ce petit refus silencieux face à une série ultra-populaire ? Dites-le moi. On peut former un club. Un club discret, où l'on partage nos "opinions impopulaires" sur le monde du divertissement. En attendant, je vous laisse. Ma télé m'appelle. Et elle me promet des rires faciles et des fins heureuses. Et pour l'instant, c'est tout ce dont j'ai besoin.
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