C Est Ici Que L On Se Quitte Film

Ah, C'est ici que l'on se quitte. Rien que le titre, ça sent déjà le drame, non ? Le genre de film où vous vous préparez mentalement à sortir du cinéma avec une pile de mouchoirs et une envie soudaine de revoir toutes les comédies romantiques que vous avez jamais vues. Mais laissez-moi vous dire un truc. Mon opinion sur ce film, elle est un peu... différente.
Je sais, je sais. Beaucoup ont pleuré. Beaucoup ont trouvé ça d'une profondeur abyssale. Moi ? J'ai souri. Oui, vous avez bien lu. Souri. Pas un petit sourire poli, non. Un sourire franc. Un sourire qui disait : "Ok, réalisateur, tu m'as bien eu."
Prenons Clara, par exemple. Oh, Clara ! Toujours à vouloir sauver le monde, à vouloir tout arranger, même ce qui ne la regarde pas. C'est adorable, vraiment. Mais des fois, on a envie de lui dire : "Ma belle, respire un peu !" On dirait une héroïne de dessin animé, qui, au lieu de chanter avec les oiseaux, organise des réunions de crise pour les nuages qui ont l'air tristes.
Et puis il y a Benjamin. Ah, Benjamin. Le type torturé par excellence. On le voit, on sait tout de suite qu'il a un passé compliqué. Probablement une enfance difficile, un chien perdu quand il était petit, ou alors il a juste découvert que les toasts brûlés, c'est pas terrible. Il traîne sa peine comme un sac à dos trop lourd, et nous, spectateurs, on est censés le plaindre. Moi, j'avais plutôt envie de lui proposer un café, et de lui dire de laisser tomber ses drames grecs.
Leur histoire d'amour... comment dire ? C'est beau, c'est intense, c'est plein de non-dits. Un peu comme quand on essaie de monter un meuble IKEA sans notice. On a l'impression que tout va s'écrouler à chaque instant, et pourtant, on s'accroche. Sauf que là, ce sont des sentiments, pas des vis qui manquent.

Et la fin ! Ah, la fin ! Le fameux "C'est ici que l'on se quitte". Mon Dieu, le suspens ! On se dit qu'il va se passer quelque chose de grandiose. Un rebondissement de folie. Et puis... ben, ça se quitte. Logique, non ? C'est comme si on commandait une pizza extra-large et qu'on recevait une seule olive. C'est... ça. C'est pas faux, mais on en attendait peut-être un peu plus.
Je sais que je vais me faire des ennemis dans les cercles cinéphiles. On va dire que je n'ai pas compris le message. Que je suis insensible. Mais vous savez quoi ? J'ai vu des gens qui se sont quittés dans la vraie vie. Et ça n'avait pas toujours ce côté très... poétique. Parfois, ça ressemble juste à un texto court, ou à une discussion où personne ne se comprend vraiment.

C'est ici que l'on se quitte, pour moi, c'est un peu comme un tableau abstrait. Certains y voient une tempête, d'autres une aube nouvelle. Moi, j'y vois surtout deux personnes qui ont eu du mal à communiquer, et qui ont fini par emprunter des chemins différents. Et dans le fond, n'est-ce pas une histoire que l'on voit partout, tout le temps ?
Alors oui, je souris. Je souris parce que je trouve une sorte de vérité, certes mélancolique, mais aussi un peu... absurde. Comme la vie, en fait. On cherche des grands discours, des émotions démesurées, et parfois, la vie nous donne juste un "au revoir" maladroit. Et ça, pour moi, c'est presque plus touchant que toutes les larmes du monde.
Donc, si vous avez aimé le film, ne m'en voulez pas. C'est juste que mon cœur, des fois, il fonctionne avec un mode "humour grinçant". Et pour C'est ici que l'on se quitte, mon mode s'est activé. Et franchement, je ne le regrette pas. C'est ça aussi, le cinéma, non ? Faire ressortir le meilleur... ou le plus drôle... de chacun.
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