Borgen Une Femme Au Pouvoir Saison 4

Ah, la politique danoise. On s'imagine souvent des paysages enneigés, des maisons en pain d'épices et des gens qui sourient en portant des pulls en laine tricotés main. Et puis, il y a Borgen. Surtout Borgen : une femme au pouvoir, Saison 4. Parce que, soyons honnêtes, la politique, même au Danemark, c'est un peu comme un smørrebrød bien garni : parfois délicieux, parfois un peu indigeste, mais toujours intéressant. Et cette saison, mes amis, c'est un festin d'intrigues dignes d'une émission de téléréalité, mais avec des cravates et des dossiers. Beaucoup de dossiers.
La nouvelle est tombée comme un coucou suisse à l'heure du thé : Borgen est de retour ! Après des années de silence radio, comme si Brigitte Nyborg avait décidé de troquer son bureau pour un élevage de rennes, nous revoilà plongés dans les couloirs feutrés du pouvoir. Et cette fois-ci, c'est l'Arctique qui est au centre de l'échiquier. Oui, vous avez bien entendu. Pas de dragons, mais des terres rares, du climat et des intérêts internationaux. De quoi donner des cauchemars à n'importe quel prof de géopolitique un peu trop stressé.
Brigitte, notre Première Ministre préférée (ou détestée, selon votre humeur et votre niveau d'adrénaline après avoir regardé un épisode), est de retour. Et elle n'est pas là pour tricoter des écharpes. Non, elle est là pour diriger, pour négocier, et sans doute, pour perdre un peu ses cheveux sous l'effet du stress. On retrouve cette savoureuse tension entre la volonté de faire le bien, la nécessité de faire des compromis qui vous font grincer des dents, et le regard inquisiteur des médias qui attendent la moindre petite erreur pour vous dépecer vif. Comme dirait un poisson rouge jeté dans un bassin aux piranhas : "C'est juste une petite baignade !"
Les personnages secondaires, ces fidèles compagnons d'armes (ou de bureau), sont également de la partie. On pense bien sûr à Katrine Fønsmark, toujours aussi déterminée, même si elle semble avoir troqué son journal télévisé pour une carrière dans les relations publiques, ou quelque chose d'approchant. Et Birgitte (oui, on a le droit de se perdre un peu dans les prénoms), la conseillère toujours prête à balancer le conseil qui vous sauvera... ou vous mènera tout droit au précipice. C'est cette dynamique, ce ballet incessant entre ambitions, loyautés et trahisons à petite échelle, qui fait tout le sel de Borgen.

On nous promet des coups de théâtre, des dilemmes moraux et des dialogues ciselés comme des diamants. J'ai hâte de voir si Brigitte va réussir à naviguer entre les géants économiques et les préoccupations écologiques sans finir avec un doigt d'honneur géant sur la carte du Groenland. Parce que, soyons clairs, la politique internationale, c'est un peu comme jouer au Risk avec des vrais enjeux et des gens qui ne parlent pas votre langue. Et avec des armes nucléaires en plus. Rien que ça.
Alors, préparez vos kanelsnegle (oui, on y revient), installez-vous confortablement, et plongez dans cette nouvelle saison. Vous y trouverez peut-être autant de leçons sur le pouvoir que dans un vieux livre de philosophie poussiéreux, mais avec beaucoup plus de drames, de costumes élégants et, espérons-le, une fin qui ne vous donnera pas envie de vous jeter par la fenêtre du Palais de Christiansborg. Après tout, qui n'aime pas une bonne vieille série politique où les enjeux sont aussi hauts que les prix de l'immobilier à Copenhague, et où l'on peut se dire, en toute sérénité, que notre propre quotidien est finalement plutôt... tranquille. Ou pas. Mais ça, c'est une autre histoire. Et pour l'instant, on a Brigitte à gérer. Bonne chance à tous, et surtout, ne touchez pas au bouton rouge.
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