Boku Ni Hana No Melancholy

Il y a quelques années, en fouillant dans les recoins poussiéreux de ma bibliothèque numérique (parce que, soyons honnêtes, qui a encore des bibliothèques physiques de nos jours ?), je suis tombé sur une image. Juste une image, rien de plus. Un personnage dessiné, avec des yeux immenses et un air… comment dire… légèrement perdu. Ce n’était pas le genre de truc qui vous saute à la figure, plutôt le genre qui vous susurre à l’oreille. Et ce murmure, il disait : "Boku Ni Hana No Melancholy."
Bon, là, mon cerveau de curieux s'est activé. Je me suis dit : "Ok, qu'est-ce que c'est que ce truc ? Un nouveau groupe de J-pop ? Un plat japonais exotique ?" (Je suis une créature de besoins simples, que voulez-vous). Mais non. C'était une œuvre. Un manga. Et pas n'importe lequel.
Un mélange d'émotions qui donne le tournis
Alors, "Boku Ni Hana No Melancholy" (ou "Mon Mélancolie de Fleurs" si on veut jouer les poètes incompris) c'est… comment décrire ça ? C'est un peu comme si vous vous retrouviez dans une pièce avec des gens que vous connaissez à peine, et que soudain, quelqu'un sort une guitare et commence à jouer une chanson qui vous touche directement au cœur. On ne sait pas trop pourquoi, mais ça résonne.
L'histoire tourne autour de ce pauvre Sora, un lycéen qui est… disons… pas le plus sociable du monde. Il est du genre à observer, à ressentir, à se perdre dans ses pensées. Et puis, il y a Natsu. Ah, Natsu ! C'est le soleil dans la vie de Sora. Ou peut-être le grain de sable qui vient tout dérégler. C'est compliqué.

Ce qui m'a frappé d'emblée, c'est la façon dont le manga explore les sentiments. Pas juste les grands tourments de l'adolescence, non. Les petits trucs, les nuances. La gêne, la joie fugace, l'envie de disparaître, le besoin d'être vu. C'est tellement bien retranscrit que parfois, en lisant, je me surprenais à me dire : "Mais comment ils ont fait pour savoir ça ?!" Vous aussi, ça vous arrive de vous sentir tellement bien compris par une œuvre ? C'est un truc assez fou, hein.
Et le dessin ! Oh là là, le dessin. C'est fin, c'est délicat. Les expressions sont subtiles. Les décors, souvent minimalistes, laissent toute la place aux émotions. C'est un peu comme si l'auteur (la talentueuse Aki Irie, d'ailleurs !) avait pris une loupe pour observer les âmes de ses personnages. Et nous, lecteurs, on a le droit de regarder par cette loupe. C'est un privilège, je trouve.

Le "mélancolie" du titre, ce n'est pas une tristesse noire et pesante. C'est plutôt cette petite note douce-amère qui accompagne parfois la beauté. Un peu comme quand on regarde un coucher de soleil et qu'on sait qu'il va bientôt disparaître. Il y a une sorte de fragilité dans tout ça, une conscience aiguë de l'éphémère. Ça vous parle, ce genre de choses ?
Alors, si vous cherchez une histoire qui vous prend aux tripes sans pour autant vous noyer dans le drame, une œuvre qui célèbre la beauté des émotions humaines dans toute leur complexité, et que vous aimez les dessins qui donnent envie de caresser le papier (même si c'est virtuel), alors je vous le dis sans détour : jetez un œil à "Boku Ni Hana No Melancholy." Vous pourriez bien y trouver une petite fleur qui poussera dans votre propre jardin de mélancolie. Et ça, c'est plutôt joli.
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