Big Little Lies Saison 2 Episode 4

Ah, Monterey. La petite ville qui respire le soleil, le sable, et… apparemment, une quantité astronomique de secrets malodorants. Le quatrième épisode de la saison 2 de Big Little Lies nous a non seulement servi un cocktail de drames, mais aussi une dose généreuse de cette folie douce qui nous fait aimer cette série malgré (ou à cause de) ses personnages souvent très discutables.
On commence fort, comme toujours. Notre quartet infernal – Celeste, Madeline, Jane et Renata – est toujours aux prises avec les conséquences de la nuit fatidique. Et disons-le, elles ne gèrent pas ça comme le commun des mortels. Non, elles, elles gèrent ça avec du café hors de prix, des séances de thérapie qui ressemblent plus à des séances de thérapie de groupe pour criminels en col blanc, et une dignité olympique quand le monde entier semble vouloir s'écrouler.
Cette semaine, l'accent est particulièrement mis sur Celeste (Nicole Kidman, toujours aussi impeccable dans son rôle de femme au bord de la crise de nerfs permanente). La pauvre Celeste… entre son deuil, sa bataille juridique et la présence insistante de Mary-Louise (Meryl Streep, qui, soyons honnêtes, vole la vedette à chaque scène), on se demande comment elle arrive encore à se lever le matin. D'ailleurs, je ne serais pas surprise qu'elle utilise du "Mericrylo" – un nouveau produit miracle que je viens d'inventer – pour se donner l'illusion de la normalité. Sa relation avec Mary-Louise, c'est un peu comme regarder deux fauves se jauger autour d'une carcasse, sauf que la carcasse est un mari décédé et les fauves portent des tenues chics.
Pendant ce temps, Madeline (Reese Witherspoon, toujours aussi… Madeline) tente désespérément de rattraper le coup après son petit écart. Le concept de "demander pardon" est apparemment plus complexe que de résoudre une équation différentielle pour elle. Et son mari, Ed, eh bien, il joue au mari trompé avec une gravité qui frôle le ridicule. Franchement, si on devait parier, je mettrais ma maison sur le fait qu'il finira par écrire des poèmes sur leur amour perdu en mangeant des céréales froides. La vie est belle, non ?

Jane (Shailene Woodley) essaie de construire quelque chose de nouveau, mais visiblement, le passé a le chic pour refaire surface, surtout quand on vit à Monterey. Un nouveau crush ? Génial ! Sauf que ce crush a un lien… disons… complexe avec toute l'histoire. C'est le genre de situation où l'on se dit que les nœuds généalogiques sont plus retors que les intrigues d'un thriller.
Et puis, il y a Renata (Laura Dern). La reine de l'indignation. Sa colère est une force de la nature, une tempête en haute couture. Sa scène avec son mari au sujet de ses problèmes financiers m'a rappelé un peu ma propre expérience lorsque je perds le contrôle de mon compte Netflix. La même intensité, le même désespoir… sauf qu'il y a beaucoup plus d'argent en jeu. Et des avocats. Beaucoup, beaucoup d'avocats.

Ce quatrième épisode est donc un peu comme une partie de poker où tout le monde essaie de bluffer, mais où les cartes sont truquées par le destin. On sent que la tension monte, que les piles de secrets s'accumulent dangereusement, et que l'été ne sera décidément pas de tout repos à Monterey. Préparez le popcorn, on n'a pas fini de rire… jaune.
En bref, cet épisode nous a prouvé une fois de plus que même en essayant de se tenir droit, les habitants de Monterey ont une capacité surprenante à trébucher sur leurs propres pieds, souvent dans des talons vertigineux. On attend la suite avec impatience, parce que franchement, qui n'aime pas voir des gens super riches et super beaux s'enfoncer dans des situations impossibles ? C'est ça, le vrai rêve américain, non ?
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