Better Call Saul Saison 6 Netflix

Ah, Better Call Saul Saison 6 sur Netflix. Quel voyage ! Pour certains, c'était la fin d'une ère. Pour d'autres, une douce torture. Et pour nous, les spectateurs un peu paresseux qui savourons notre dose de drame légal et de moralité douteuse, c'était... parfait. Ou presque.
On va être honnête. On s'attendait à du génie. On a eu du génie. Mais avouons-le, certains moments nous ont fait grincer des dents. Pas parce qu'ils étaient mauvais, oh non ! Mais parce que notre petit cœur de téléspectateur attendait autre chose. Peut-être un peu plus de... panache ? Un peu plus de ces moments "Breaking Bad-esques" où l'on se dit "Mais qu'est-ce qu'il vient de faire ?!".
Je sais, je sais. C'est une opinion potentiellement impopulaire. On nous rabâche que cette saison était la culmination, la réponse à toutes les questions. Et elle l'était, en grande partie. On a vu Jimmy McGill devenir enfin Saul Goodman. Le changement était lent, insidieux, et terriblement bien exécuté. On a pleuré pour Kim Wexler, notre chère Kim. Elle était le phare, la boussole, et parfois, elle s'est un peu perdue dans le brouillard, n'est-ce pas ?
Cette saison, c'était comme regarder un ami se noyer, mais avec une bande-son incroyable et des plans de caméra artistiques. On sait que ça va mal finir, on le sait depuis le début. Et pourtant, on ne peut pas s'empêcher de vouloir les sauver. Surtout notre pauvre Howard Hamlin. Ah, Howard. Ta fin... soupir. Un peu trop rapide, un peu trop brutale. On aurait peut-être aimé un peu plus de temps pour digérer le choc.

Et puis il y a eu ces moments de silence contemplatif. Magnifiques, certes. Mais parfois, on se disait : "Ok, c'est beau, mais quand est-ce qu'on revient aux choses sérieuses ?". On est là pour les coups bas, pour les stratégies tordues, pour les situations où l'on se dit "Comment vont-ils s'en sortir cette fois ?". Et dans cette saison 6, la sortie de secours était souvent... inexistante.
Le duel final entre Jimmy et Kim ? Épique. La scène dans le désert avec Gene Takavic ? Puissante. Les adieux à Albuquerque ? Un pincement au cœur. Mais on ne peut pas nier cette petite frustration, cette envie d'avoir un dernier coup de folie à la Saul Goodman avant que le rideau ne tombe définitivement. Un dernier coup de théatre, un dernier "It's all good, man!" avant de plonger dans le noir.

Peut-être que c'est ça, le génie de Vince Gilligan et de Peter Gould. Ils nous ont donné exactement ce qu'il fallait, pas ce qu'on voulait forcément. Ils ont respecté la chute inévitable de leurs personnages. Et pour ça, on doit leur tirer notre chapeau. Mais quand même... un tout petit peu plus de folie, ça n'aurait pas fait de mal, n'est-ce pas ? On est des gens simples, on aime le spectacle ! Et Better Call Saul, même dans sa sombre maturité, nous a offert tout ça. Juste... avec une touche de mélancolie supplémentaire. Et pour ça, on dit merci. Et on soupire encore un peu.
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