Better Call Saul - Saison 6 épisode 8

Ah, le dernier épisode de mi-saison. Ce moment où tu sais que tu vas devoir attendre des semaines, voire des mois, pour savoir comment ton personnage préféré va se sortir (ou pas) de cette situation… Ça me rappelle cette fois où j’avais regardé le dernier épisode d’une série et que le créateur avait annoncé : "On vous laisse comme ça jusqu’à l’année prochaine !" J’avais eu l’impression d’être abandonné par mon propre canapé.
Et c’est exactement ce qu’on ressent après l'épisode 8 de la saison 6 de Better Call Saul. On est là, bouche bée, en se disant : "Mais… mais QUOI ?!"
Le point de non-retour, version Kim Wexler
Franchement, jusqu’à maintenant, Kim Wexler était celle qui essayait de garder la tête sur les épaules. Celle qui disait : "Jimmy, on ne peut pas faire ça. C'est trop dangereux." Elle était notre boussole morale dans ce monde gris. Enfin, relativement grise. 😉
Mais là, dans cet épisode, cette boussole a explosé. Complètement. J’ai regardé l’écran en me disant : "Est-ce que c’est bien elle ? Est-ce que j’ai bien compris ?" La scène où elle… euh… prend cette décision. Oh la la. J’ai failli faire tomber ma tasse de café. Et j’adore mon café.
C’est le genre de moment où tu réalises que les personnages qu’on pensait les plus stables peuvent basculer. Et pas qu’un peu. C’est le grand virage, celui dont tu sais qu’il n’y a plus de retour en arrière possible.

Jimmy, ou plutôt Saul, et le chaos organisé
Pendant ce temps, notre cher Jimmy/Saul continue sa descente aux enfers, mais avec un flair… particulier. Il navigue dans le chaos, et parfois, on a l’impression qu’il le crée lui-même. C’est son art. Ou sa malédiction.
Ce qui est fascinant, c’est de voir comment il adore le jeu. Même quand tout s’écroule, il y a une sorte de satisfaction perverse dans sa façon de manipuler les situations. Tu te demandes s’il est un génie du mal ou juste un clown triste avec un diplôme de droit. Sûrement un peu des deux, non ?
Et la relation avec Kim… C’est là que le bât blesse vraiment. Ils se tirent l’un vers l’autre, dans le meilleur comme dans le pire. Et là, c’est clairement le pire. On voit le lien se transformer, se tordre. C’est déchirant et captivant à la fois. C’est comme regarder un accident de voiture en slow motion, tu ne veux pas voir, mais tu ne peux pas t’en empêcher. C’est ça le génie de Vince Gilligan et Peter Gould, non ?

Alors, on va où maintenant ?
Cet épisode 8 nous laisse avec un goût amer dans la bouche, mais aussi avec une impatience folle pour la suite. On sait que les choses vont devenir encore plus sombres, encore plus intenses. On a vu les personnages franchir des lignes qu’ils ne pourront jamais effacer.
C’est la beauté (et la douleur) de cette série : elle ne triche pas. Elle montre les conséquences. Et quand Kim prend cette décision, quand Jimmy embrasse pleinement son rôle de Saul, on sait que le vrai Saul Goodman, celui qu’on a hâte de découvrir (ou de craindre) dans Breaking Bad, est en train de naître.
Franchement, j’ai hâte de voir la suite, même si je sais que ça va me filer des cheveux gris. Mais bon, c’est ça Better Call Saul. Une série qui te prend aux tripes et ne te lâche plus. Bon courage à tous pour l’attente ! 💪
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