Better Call Saul Saison 6 Deuxième Partie

Ah, la saison 6, deuxième partie de Better Call Saul. Que dire ? Si vous n'avez pas encore plongé tête la première (ou peut-être plutôt tête baissée dans un bain d'acide savonneux) dans ces derniers épisodes, arrêtez tout. Je vous jure, même votre grand-mère qui tricote des pulls moches se ferait des frissons de plaisir coupable.
On avait laissé notre cher Jimmy McGill, alias Saul Goodman, alias Gene Takavic, dans une situation... disons, visqueuse. Et croyez-moi, la suite ne va pas le sortir de la gadoue. Au contraire, il va creuser le trou avec une pelleteuse de mauvaise foi.
Cette deuxième partie, c'est un peu comme un très bon vin qui tourne au vinaigre. On savoure chaque gorgée, on se dit "ça sent la fin", et puis BOUM, on se retrouve avec un goût... inoubliable. Les scénaristes ont probablement passé leur temps à inventer de nouvelles façons de briser nos petits cœurs de fans fidèles.
On retrouve bien sûr nos personnages préférés, ou du moins, ceux qui ont survécu. Kim Wexler, ah Kim... Que cette femme a une capacité incroyable à se mettre dans le pétrin, c'est presque un art. On la voit naviguer entre ses bonnes intentions et des décisions qui vous donnent envie de lui secouer les épaules en lui criant "Mais non, Kim, pourquoiyyyy ?!"
Et le paysage légal ? Oh là là. Si jamais vous avez une petite infraction à gérer, oubliez les avocats classiques. Saul Goodman est là pour vous, avec ses techniques de persuasion dignes d'un vendeur de tapis sur la lune. On rit, on désespère, on se dit que finalement, peut-être qu'un bon avocat, c'est celui qui est prêt à manger son chapeau en public si ça arrange les choses.

Ce qui est fascinant, c'est de voir comment chaque choix, chaque petite compromission morale, finit par avoir des conséquences monumentales. C'est comme une chaîne de dominos, mais au lieu de tomber, ils explosent. Et nous, on est là, avec des pop-corn (peut-être un peu trop salés) à regarder le spectacle.
L'humour, lui, est toujours bien présent, mais il a cette petite touche amère. C'est le genre de rire qui vous monte aux lèvres, mais qui se transforme en un soupir juste derrière. On voit Jimmy devenir de plus en plus ce qu'il est censé être, et c'est à la fois terrifiant et magnifiquement écrit.

Les dialogues sont ciselés comme des diamants taillés par un dentiste ivre. Chaque mot a son importance, chaque silence est chargé de sous-entendus. On sent que tout est calculé, comme un coup d'échecs à trois dimensions.
Alors, que retenir de cette deuxième partie de la saison 6 ? C'est une masterclass de narration, un adieu poignant (et parfois hilarant) à un personnage qui nous a fait passer par toutes les émotions. Si vous cherchez une fin qui vous laisse sans voix, la mâchoire par terre et un sourire en coin, vous êtes au bon endroit.
En bref, Better Call Saul Saison 6 Deuxième Partie, c'est comme essayer de refaire son lit avec une pieuvre : compliqué, un peu chaotique, mais sacrément divertissant. Et si vous vous demandez encore si ça vaut le coup, la réponse est simple : faut pas être un génie pour comprendre que le génie est là !
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