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Banco A Bangkok Pour Oss 117 Film


Banco A Bangkok Pour Oss 117 Film

Ah, OSS 117 ! Rien que le nom évoque une certaine classe à la française, une moustache impeccable et un sens de la déduction… disons, particulier. Et quand notre agent secret préféré, le toujours aussi distingué Hubert Bonisseur de La Bath, pose ses valets à Bangkok, on sait qu’on ne va pas s’ennuyer. Préparez-vous à un voyage au cœur de l’action, version OSS 117 : Le Caire, nid d'espions… euh, pardon, mais non ! C’est bien de Banco ! dont on parle ici, avec ce même charme désuet et cette autodérision délicieuse.

Dans ce troisième opus, notre espion à la légère tendance à la maladresse et à la remarque inappropriée se retrouve catapulté dans la vibrante et exotique Bangkok. Imaginez le tableau : un Français, habitué aux salons feutrés et aux dames de la bonne société, débarquant dans un tourbillon de tuk-tuks, de marchés bruyants et de coutumes… disons, colorées. C’est la recette parfaite pour une avalanche de quiproquos hilarants, et croyez-moi, OSS 117 ne déçoit jamais sur ce point.

L’intrigue ? Oh, elle est aussi tordue qu’une nouille de riz sautée au piment. Il est question d’une affaire de contrefaçon, de secrets d’État, et bien sûr, de femmes fatales, car un film d’espionnage sans au moins une héroïne à la beauté vénéneuse ne serait pas un vrai film d’espionnage. Notre cher Hubert va devoir naviguer entre ces eaux troubles, armé de son incroyable capacité à interpréter le monde à sa façon, et de son sourire irrésistiblement niais.

Ce qui fait tout le sel de Banco !, c’est cette façon qu’a le film de jouer avec les codes des films d’espionnage des années 60 et 70. Les dialogues ciselés, les situations invraisemblables, les costumes qui frisent le ridicule… tout est là pour nous rappeler que l’on est dans l’univers de Jean Dujardin et Michel Hazanavicius. On adore cette nostalgie assumée, cette parodie qui ne se moque jamais méchamment, mais avec beaucoup d’amour pour le genre.

BANCO A BANGKOK POUR OSS 117 – RueDuCine | Notations et Avis de Films
BANCO A BANGKOK POUR OSS 117 – RueDuCine | Notations et Avis de Films

Et puis il y a les répliques. Ah, les répliques ! Certaines sont entrées au panthéon des phrases cultes. Hubert Bonisseur de La Bath a cette façon de déclarer des évidences comme si elles étaient des révélations, de confondre les cultures avec une assurance déconcertante, et de sortir des réflexions racistes… sans jamais, jamais, être réellement méchant. C’est là toute la magie : on rit de sa bêtise, de son manque de subtilité, mais on ne peut pas s’empêcher de le trouver attachant, ce grand naïf qui pense sincèrement bien faire.

Bangkok, dans Banco !, n’est pas juste un décor, c’est un personnage à part entière. La ville est filmée avec un amour certain, entre ses temples dorés et ses ruelles animées. On sent que l’équipe s’est bien amusée à recréer cette ambiance, avec des clins d’œil constants à l’imaginaire occidental de l’Asie. C’est un peu comme si un touriste français découvrait la Thaïlande pour la première fois, mais avec une mission secrète et un cachet de star.

Banco à Bangkok pour OSS 117 | 1964
Banco à Bangkok pour OSS 117 | 1964

Bref, si vous cherchez un film pour vous détendre, pour rire aux éclats devant les exploits plus ou moins volontaires d’un agent secret qui a plus de panache que de cervelle, alors Banco ! est fait pour vous. C’est une petite friandise cinématographique, un concentré de bonne humeur et d’humour intelligent. Préparez-vous à des retournements de situation dignes d’un scénario de série B, mais racontés avec la classe d’une comédie française.

Alors, la prochaine fois que vous croiserez un touriste un peu… coloré, demandez-lui s’il ne serait pas, par hasard, un agent secret français en mission. Vous pourriez être surpris par la réponse. Et n’oubliez pas : quand on vous propose un pad thaï, dites toujours oui. On ne sait jamais, ça pourrait être une coup d’état en préparation.

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