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Balthazar Serie Saison 2


Balthazar Serie Saison 2

Ah, Balthazar. Notre médecin légiste préféré, celui qui parle aux morts mieux qu'aux vivants, est de retour pour une deuxième saison. Si vous pensiez que la première était déjà un tourbillon de mystères et de répliques incisives, préparez-vous à avoir le souffle coupé. Encore. Parce que visiblement, la morgue n'est jamais assez pleine pour nos scénaristes adorés.

On retrouve notre Raphaël Balthazar, toujours aussi brillant, toujours aussi décalé. Ses cheveux ? Toujours aussi impossiblement parfaits, même après avoir fouillé dans les entrailles d'un cadavre. On se demande s'il a un contrat avec une marque de laque ou s'il pratique une sorte de méditation capillaire intense. Bref, le mystère est entier.

Cette saison 2 nous réserve son lot de nouveaux cadavres, évidemment. Mais attention, pas n'importe lesquels ! Des cadavres qui ont de belles histoires à raconter, des secrets enfouis plus profondément que votre dernière résolution du Nouvel An. Balthazar, avec sa patience d'ange (ou de démon, selon l'humeur) et son humour noir qui frise parfois le sublime, va devoir démêler tout ça. Et franchement, on est curieux de voir comment il va s'en sortir. Surtout avec certains témoins qui semblent avoir la mémoire aussi sélective qu'un politicien en campagne.

N'oublions pas notre fidèle sympa-hante, alias la capitaine Hélène Bach. Cette saison, leur relation évolue. Disons qu'elle passe de "collègues qui se supportent grâce à l'adrénaline des enquêtes" à... euh... toujours "collègues qui se supportent", mais avec peut-être un peu plus de clins d'œil complices et de sous-entendus. On attend toujours le moment où Balthazar va lui proposer de passer la nuit à la morgue "juste pour analyser la température ambiante". L'amour, cette chose étrange et imprévisible.

Les intrigues sont toujours aussi tordues, les fausses pistes aussi nombreuses qu'un dimanche après-midi au rayon surgelés. On a des familles dysfonctionnelles à souhait, des vengeances dignes des plus grands drames grecs, et des motivations aussi obscures que les intentions d'un vendeur de tapis. Balthazar, tel un Sherlock Holmes sous acide (mais en plus propre sur lui), va devoir jongler entre les indices, les alibis bancals et les déclarations contradictoires.

SCRIPTOCLAP - Balthazar - saison 2
SCRIPTOCLAP - Balthazar - saison 2

Et puis il y a les dialogues. Ah, les dialogues ! C'est là que réside une grande partie du charme. Des répliques cinglantes, des jeux de mots parfois un peu tirés par les cheveux, mais toujours servis avec ce ton si caractéristique de Balthazar. On sent que l'acteur, Tom Villa (non, attendez, c'est Clem !... euh, non, c'est Clemence !... ah, c'est Medi Sadoun !... non, c'est Jérôme Robart !... Non, mais c'est qui ce type ! Ah oui, Nicolas Gob ! Merci, la mémoire !), s'amuse comme un petit fou dans son rôle. Et ça, ça se voit.

La réalisation, comme d'habitude, est soignée. Les visuels sont travaillés, les reconstitutions des crimes nous plongent au cœur de l'action. On a presque l'impression de sentir la brise marine ou l'odeur des produits chimiques, selon les lieux. C'est du bon boulot, mes amis. Rien à redire.

Balthazar - Série - SensCritique
Balthazar - Série - SensCritique

Alors, faut-il regarder cette saison 2 de Balthazar ? La réponse est un oui retentissant. Si vous aimez les enquêtes qui vous tiennent en haleine, les personnages hauts en couleur et un héros qui a plus de classe dans son blouson en cuir que vous dans votre costume trois pièces, alors foncez. Et si jamais vous ne comprenez pas un rebondissement, ne vous inquiétez pas : Balthazar non plus. Il improvise souvent avec brio.

Au final, on peut dire que cette saison 2 de Balthazar, c'est un peu comme le bon vin : ça se bonifie avec le temps. Et franchement, après avoir vu tous ces cadavres bien mis en scène, on se dit que, au moins, le service de traiteur pour les scènes de crime s'est vraiment surpassé.

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