Bakamono Ga Doitsu No Kagaku Wa Sekai Ichi

Vous savez, ces moments où vous regardez un film, peut-être même un vieux dessin animé japonais, et vous entendez cette phrase qui sonne un peu comme un cri de guerre ? "Bakamono ga! Doitsu no kagaku wa sekai ichi!" Ça peut sembler mystérieux, même un peu intimidant, n'est-ce pas ? Mais en réalité, c'est une expression qui, si on y pense bien, nous parle à tous. Un peu comme quand on râle après une bonne baguette qui s'est cassée en deux avant même d'avoir pu la tremper dans le café.
Imaginez un peu. Vous êtes là, à essayer de monter ce meuble suédois qui promettait d'être un jeu d'enfant. La notice est là, pleine d'illustrations complexes qui ressemblent à des diagrammes de fusées. Vous avez tout déballé, des vis partout, des pièces qui n'ont pas l'air d'aller ensemble. Et là, vous vous dites, avec un soupir : "Mais comment ils font pour inventer des trucs pareils ? C'est de la science de génie, c'est sûr !"
C'est un peu ça, le sens caché derrière ce cri japonais. "Bakamono ga !" ça se traduit gentiment par "Espèce d'idiot !" ou "Imbécile !". Et "Doitsu no kagaku wa sekai ichi !" veut dire "La science allemande, c'est la meilleure au monde !". Donc, en gros, c'est comme si quelqu'un disait : "Espèce d'idiot ! La science allemande, c'est la meilleure !". Ça vous fait penser à quoi ? Peut-être à votre vieux grille-pain allemand qui fonctionne encore comme au premier jour, alors que votre smartphone de dernière génération a déjà fait des caprices ? Ou à cette voiture allemande qui vous a transporté pendant des années sans jamais broncher, même quand vous l'avez chargée comme une mule pour les vacances ?
C'est cette idée de perfection, de fiabilité, de cette ingéniosité qui fait qu'on a parfois l'impression que certaines choses sont faites pour durer, pour fonctionner impeccablement, sans jamais vous laisser tomber. C'est un peu comme la tarte aux pommes de votre grand-mère. Elle a une recette qui date de Mathusalem, mais chaque bouchée est une promesse tenue. Pas de fioritures inutiles, juste du bon, du solide, du qui fait le job.
On le voit aussi quand on parle de la précision. Vous savez, ce moment où vous regardez un horloger ajuster une minuscule pièce avec une pince. Ou quand vous voyez un ingénieur calculer des trajectoires complexes pour envoyer une sonde dans l'espace. Il y a une rigueur, une méthode, une approche qui semble presque sacrée. C'est pas juste de la fabrication, c'est de l'artisanat élevé au rang de science.

Et le "Bakamono ga !" dans tout ça ? C'est cette petite étincelle d'agacement, de frustration face à la complexité, ou même de jalousie amicale. Quand on est devant un problème et qu'on se dit : "Mais comment ils ont eu cette idée ? C'est tellement évident... pour eux !". C'est le sentiment qu'on a quand on regarde un magicien faire un tour de passe-passe. On sait qu'il y a une explication, mais elle nous échappe complètement. Et on finit par dire, un peu admiratif, un peu exaspéré : "Ah, ces Allemands et leur science, ils sont vraiment forts !".
Alors la prochaine fois que vous entendrez cette phrase, ou que vous penserez à cette idée de science parfaite, souriez. Pensez à vos appareils qui marchent, à vos meubles qui tiennent bon, ou même à votre dernière tentative de faire un gâteau parfait. C'est cette admiration pour l'ingéniosité, cette petite pointe d'envie, qui fait que la "science allemande" est devenue une expression universelle. Un peu comme un compliment déguisé en petite moquerie. Et ça, ça nous parle à tous, dans notre quotidien un peu chaotique mais plein de petites victoires bien conçues.
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