Bad Thinking Diary 43

Ah, le fameux « Bad Thinking Diary », n'est-ce pas ? Ce petit carnet secret où l'on consigne, souvent avec une pointe d'autodérision, toutes ces pensées un peu farfelues qui nous traversent l'esprit. Le numéro 43, en l'occurrence, nous plonge dans le monde merveilleux de… la justification de nos petites lâchetés quotidiennes.
Vous savez, ce moment où vous décidez que, finalement, dormir 10 minutes de plus est une priorité absolue, même si cela signifie arriver en courant au travail et snober votre collègue préféré. C'est exactement le genre de scénario qui finirait dans ce journal.
Imaginez : vous êtes devant votre frigo, l'heure tourne, et là, le dilemme. Manger cette salade verte qui vous fait de l'œil depuis trois jours, ou… craquer pour ce paquet de biscuits qui vous murmure des mots doux ? Le Bad Thinking Diary 43 vous dirait : "La salade ? Trop de préparation. Les biscuits, c'est instantané. Et puis, avouons-le, mon corps a besoin de réconfort, pas de fibres aujourd'hui."
Ou alors, la classique : le téléphone sonne. Un numéro inconnu. Immédiatement, votre cerveau s'emballe. "C'est sûrement une arnaque. Ou le banquier. Ou quelqu'un qui veut me vendre un truc dont je n'ai absolument pas besoin." Résultat ? Vous laissez sonner. Et le Bad Thinking Diary 43 de noter : "J'ai préservé ma tranquillité. J'ai fait preuve de discernement." Ah, le discernement ! Un mot bien pratique pour masquer la peur.

Pensons aussi à cette réunion où vous auriez dû poser une question pertinente. Mais voilà, la peur du ridicule vous a envahi. Vous avez préféré hocher la tête poliment, en vous disant que quelqu'un d'autre s'en chargerait. Dans le Bad Thinking Diary 43, ça se traduirait par : "Ma question n'était pas assez… disons, stratégique. Mieux vaut attendre d'avoir une vision globale." Le stratégique, autre grand ami des procrastinateurs assumés.
C'est comme quand on se dit qu'on va enfin ranger ce placard qui déborde. On ouvre la porte, on voit le chaos, et on se dit : "Je le ferai quand j'aurai plus de temps. Et quand j'aurai l'énergie nécessaire." Le Bad Thinking Diary 43 serait rempli de ces promesses jamais tenues, justifiées par des raisons… logiques, bien sûr.

Le point commun de toutes ces situations ? C'est cette légère tendance à embellir la réalité pour éviter de se confronter à nos propres faiblesses. On se crée des excuses en or massif, on se donne des titres ronflants pour des actions… disons, minimalistes. On est des maîtres dans l'art de la pirouette mentale.
Le Bad Thinking Diary 43, c'est donc ce reflet amusant de notre humanité, de nos petites compromissions quotidiennes. C'est la preuve qu'au fond, on est tous un peu pareils, à chercher des raccourcis et des prétextes pour naviguer dans ce monde parfois un peu trop exigeant. Et le plus beau, c'est que lire ces lignes, c'est presque un acte de réconciliation avec soi-même. On sourit, on se dit "Ah oui, ça, je connais !", et on continue, un peu plus léger, prêt à remplir la prochaine page avec une nouvelle stratégie parfaitement imparfaite.
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