Babylon Berlin Saison 1 Episode 1

Ah, le premier épisode de Babylon Berlin. Je me souviens encore de ma première fois. C'était un peu comme plonger dans une piscine glacée un jour de canicule : un choc, mais un choc tellement excitant. Je m'étais posé dans mon canapé, une tasse de thé à la main, pensant "Bon, on va voir ce que c'est que ce truc dont tout le monde parle". Et BAM ! Dès les premières images, j'ai su que ma soirée (et probablement mes prochaines semaines) venaient de prendre une tournure inattendue. Pas de chichis, pas de mise en bouche trop longue, on est directement plongés dans le grand bain de la République de Weimar. Et quel bain !
Ce qui m'a tout de suite frappé, c'est cette dualité constante. D'un côté, on a cette effervescence incroyable, cette ville qui vibre de jazz, de sexe, d'art avant-gardiste, de politique bouillonnante. Berlin, la capitale de tous les possibles, la Mecque de la liberté. On sent cette énergie dans chaque plan, dans chaque mouvement de caméra. Les costumes sont fabuleux, les décors nous transportent, et la musique... ah, la musique ! On a envie de se lever et de danser, même si, avouons-le, notre chambre à coucher n'est pas exactement le Moka Epoque.
Et de l'autre côté ? La misère. La pauvreté crasse, la violence cachée, la corruption qui ronge tout. On voit les vétérans de guerre désœuvrés, les prostituées qui luttent pour survivre, les politiciens qui jonglent avec les promesses et les mensonges. C'est ça, la beauté et la tragédie de Babylon Berlin. Ça ne nous épargne rien, mais ça le fait avec une élégance rare. On a l'impression d'être dans un rêve fiévreux, où le glamour côtoie la crasse, où l'espoir est constamment menacé par le désespoir.
Un commissaire au bord de la crise de nerfs
Et puis il y a Gereon Rath. Ce pauvre homme... on le voit arriver à Berlin, plein de bonnes intentions (enfin, on espère), mais déjà traumatisé par la guerre. Il est là pour enquêter sur une affaire de prostitution et d'exploitation qui va le plonger dans les bas-fonds les plus sombres de la ville. Et on sent tout de suite qu'il n'est pas le policier classique, bien propre sur lui. Il a ses démons, ses secrets, et il est prêt à tout pour trouver la vérité, même si ça signifie se salir les mains. Je me suis dit : "Pauvre gars, tu n'as pas fini d'en voir de toutes les couleurs dans ce nid de vipères !"

Son arrivée à Berlin, c'est un peu notre arrivée à nous en tant que spectateurs. On est perdus, un peu dépassés par la débauche, par cette foule de personnages hauts en couleur qui débarquent sans crier gare. On se demande qui est qui, qui fait quoi, et surtout, qui va survivre à cette première nuit. Et c'est ça qui est génial. On n'a pas le temps de s'ennuyer. Chaque scène est dense, pleine d'informations, de sous-entendus.
La promesse d'une saison... intense
Le premier épisode, c'est vraiment une invitation. Une invitation à un monde à la fois fascinant et terrifiant. On est happés par l'intrigue, par cette atmosphère unique. On sent que cette histoire va nous prendre aux tripes, qu'elle va nous faire réfléchir, nous émouvoir, et peut-être même nous choquer un peu. Et honnêtement, c'est exactement ce que je recherche quand je m'assois devant une nouvelle série. Pas de bla-bla inutile, juste de l'action, du dialogue percutant, et une ambiance qui vous colle à la peau. Alors, si vous hésitez encore, foncez ! Vous ne le regretterez pas. Enfin, peut-être... c'est Babylon Berlin après tout.
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