free web stats

Asterix Et Obelix Et Les Indiens


Asterix Et Obelix Et Les Indiens

Ah, vous souvenez-vous de ces après-midis d'enfance, le nez collé sur les bandes dessinées, le bruit de la pluie sur la fenêtre et ce sentiment indéfectible que, quoi qu'il arrive, Astérix et Obélix allaient encore sauver la mise ? Moi, je me souviens particulièrement de ce jour où, en feuilletant un vieil album un peu abîmé, je suis tombé sur une planche où Obélix, dans un accès de générosité, essayait de partager un sanglier monumental avec des personnages qui me semblaient... euh, un peu exotiques. C'était Astérix chez les Indiens. Et là, mon cerveau d'enfant a fait un petit court-circuit. Des Gaulois ? En Amérique ? Les Indiens ? Mais... comment ?

Cette question, je parie que beaucoup d'entre vous l'ont eue en découvrant cet album. Parce que, soyons honnêtes, quand on pense aux Gaulois, on pense plutôt aux Romains qui leur tournent autour comme des mouches sur un pot de miel, pas aux grands espaces américains et aux tribus natives. Et c'est ça qui est génial avec Goscinny et Uderzo, n'est-ce pas ? Cette capacité à mélanger les époques, les cultures, avec une bonne dose d'humour et une irrévérence qui fait un bien fou.

Alors, comment nos irréductibles Gaulois se retrouvent-ils à naviguer sur le Mississippi, poursuivis par des Romains qui, décidément, n'arrêtent jamais ? L'idée de base est plutôt simple, quoique complètement folle : une invasion romaine qui tourne mal, un rapt et une expédition pour retrouver les otages. Et qui mieux que notre duo de choc, accompagné du célèbre druide Panoramix (et de son fils, si on est un peu tatillon sur la chronologie de l'histoire, mais bon, on va pas chipoter !), pour partir à l'aventure ?

Une rencontre… inattendue !

Le concept d'Astérix chez les Indiens, c'est d'abord une rencontre improbable. Imaginez : des Gaulois costauds, habitués à se battre dans les forêts européennes, débarquant dans un continent qu'ils ne connaissent ni d'Ève ni d'Adam. Et en face, une culture complètement différente, des traditions, des modes de vie qui nous font découvrir, à travers le regard (souvent naïf, parfois avisé) de nos héros, les différences et, finalement, les points communs. Parce que, sous des dehors différents, les valeurs humaines, ça reste assez universel, non ?

Et puis, il y a le traitement des "Indiens". Goscinny, avec sa finesse légendaire, évite les clichés les plus grossiers (en même temps, on est dans Astérix, pas dans un western hollywoodien des années 50 !). Il s'amuse avec les stéréotypes, oui, mais il crée aussi des personnages attachants, avec leur propre fierté, leurs propres coutumes. On découvre la vie des Mohawks, leurs chasses, leurs cérémonies, le tout avec cette touche d'humour gaulois qui rend la découverte encore plus captivante.

Photo du film Astérix et les Indiens - Photo 7 sur 16 - AlloCiné
Photo du film Astérix et les Indiens - Photo 7 sur 16 - AlloCiné

Ce qui est fascinant dans cet album, c'est de voir comment Astérix et Obélix, malgré leurs maladresses initiales, s'adaptent. Ils apprennent, ils comprennent, ils interagissent. Et surtout, ils se font des amis. C'est ça la magie de l'histoire : on part d'une situation cocasse pour arriver à une belle leçon d'ouverture. Même Obélix, avec sa logique implacable et son amour des sangliers, finit par trouver sa place et à apprécier ses nouveaux hôtes.

Alors, la prochaine fois que vous retombez sur cet album, pensez à cette idée folle de départ : des Gaulois perdus en Amérique. Et rappelez-vous que derrière le gag, il y a toujours une belle histoire, une aventure qui nous montre que même les différences les plus marquées peuvent être le point de départ d'une grande amitié. C'est pas beau, ça ? Vous ne trouvez pas qu'on devrait tous apprendre un peu plus de cette façon de voir les choses ? Je crois bien que oui !

Gallery

You might also like →