Arrow Saison 1 Netflix

Ah, Arrow, saison 1 sur Netflix. Si vous vous apprêtez à vous y plonger, ou si vous venez d'en sortir avec une légère torpeur post-marathon, laissez-moi vous dire : bienvenue au club ! On parle ici d'une époque où le concept de "super-héros réaliste" était encore une idée aussi farfelue qu'un costume en latex à rayures pour aller au supermarché.
Imaginez : un milliardaire un peu bavard, Oliver Queen, échoue sur une île déserte pendant cinq ans. Oui, cinq ans. Pas juste un long week-end à faire la fête, non, non. Cinq ans de sauterelles grillées et de méditation intensive sur le sens de la vie, le tout avec une petite amie qui, apparemment, n'avait rien de mieux à faire que de l'attendre gentiment.
Et puis, le retour. Notre Oliver n'est plus le même. Il est devenu... vert. Non, pas de la jalousie, quoique, on y reviendra. Il est vert parce qu'il porte un capuchon tout aussi vert et qu'il a décidé de devenir le justicier de Starling City. Un peu comme si vous reveniez de vacances avec une bronchite sévère et que vous décidiez de déclarer la guerre à tous les moustiques.
Le ton de cette première saison, c'est un peu celui de la renaissance, mais avec des flèches. Beaucoup de flèches. Des flèches qui volent avec une précision telle qu'elles devraient avoir leur propre agent. La mise en scène est tantôt dark et torturée (parce qu'il faut bien assumer ses 5 ans d'isolement traumatique), tantôt... disons, un peu datée. Mais c'est ça qui est charmant, non ? C'est comme retrouver une vieille photo de vous à votre premier jour de lycée : un peu honteux, mais avec une certaine nostalgie.
On découvre aussi la troupe de bras cassés qui vient entourer notre archer vert. Felicity, qui n'est pas encore la reine des punchlines que l'on connaît, mais une hacker adorablement maladroite qui porte des pulls aussi colorés que son vocabulaire futur. Diggle, le garde du corps qui semble être le seul à avoir compris le concept de "bon sens" dans cet univers. Et la Laurel Lance, qui a plus de drame familial dans sa vie qu'une série quotidienne turque.

Les méchants ? Oh, ils sont variés. Des types en costume qui parlent de "restructuration" en menaçant de tout détruire, aux guérilleros tribaux qui semblent avoir oublié qu'on est au 21ème siècle. C'est un peu le grand écart, mais on prend. Et puis, il y a cette fameuse liste. La liste du père d'Oliver. Une liste de gens corrompus. Imaginez recevoir une telle liste de votre parent : "Cher fils, pendant que tu faisais bronzette sur une île, j'ai noté tous les méchants de la ville. Amuse-toi bien !"
Les scènes de combat ? C'est là que la saison 1 brille. Oliver se déplace avec une agilité surprenante pour quelqu'un qui a vécu des années sans yoga. Il met des coups, il esquive, et surtout, il décoche des flèches avec une habileté qui ferait pâlir d'envie Robin des Bois. On est loin des effets spéciaux dignes d'un blockbuster, mais l'intention est là, et elle est admirablement bien exécutée.

Alors oui, il y a des incohérences. Des dialogues un peu gnangnan par moments. Et cette impression que Starling City est un aimant à problèmes. Mais c'est ça, Arrow saison 1. C'est un peu comme manger un plat réconfortant : pas forcément le plus sophistiqué, mais terriblement efficace quand on a besoin d'une petite dose de fun héroïque.
En bref, si vous cherchez une série où le héros est aussi cool qu'un légume vert mais avec plus de muscles et une armure faite de tissus verts, vous avez frappé à la bonne porte. Accrochez-vous, ça déco(che) !
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