American Horror Story Saison 9 Critique

Ah, American Horror Story. Cette série qui nous fait aimer détester, ou détester aimer, selon les saisons. La saison 9, 1984, débarquait avec une promesse : un retour aux sources du slasher, façon années 80, avec un bon gros cliché de camp de vacances au programme. Alors, pari réussi ou simple echo du passé ? Installez-vous confortablement, on décortique ça avec votre café du matin (ou votre verre de vin, on juge pas).
Dès les premières minutes, on est plongé dans une ambiance rétro à souhait. Les synthétiseurs qui groovent, les coupes de cheveux improbables, et ce parfum de nostalgie qui flotte dans l'air. C'est comme si Ryan Murphy et Brad Falchuk avaient fouillé dans nos vieilles cassettes VHS et ressorti le meilleur (et le pire !) de l'époque. On retrouve cette bonne vieille recette : un groupe d'ados paumés qui décident de passer l'été dans un endroit isolé, où, surprise, le danger rôde.
Un Casting qui Détonne
On ne va pas se mentir, le casting est un des points forts de cette saison. Emma Roberts, toujours aussi charismatique, retrouve le chemin des horreurs avec brio. Et puis, il y a Billie Lourd, qui prouve une fois de plus son talent pour les rôles excentriques. Sans oublier les petits nouveaux qui s'en sortent à merveille. On a même droit à un petit clin d'œil à la culture pop de l'époque avec des références subtiles qui plairont aux initiés.
Pour info, saviez-vous que le style musical omniprésent dans 1984, le synthwave, a connu un regain de popularité ces dernières années, notamment grâce à des films et séries qui ont su capter cette ambiance mélancolique et futuriste ? C'est un peu le son de notre propre nostalgie, finalement.

Le Slasher Revisité, avec une Touche d'AHS
Ce qui fait le sel de 1984, c'est cette façon qu'a la série de jouer avec les codes du slasher. On a les clichés attendus : la jeune fille pure, le beau gosse un peu frimeur, le couple improbable... Mais AHS ne serait pas AHS sans ses twists imprévisibles et ses plongeons dans le surnaturel. Le camp Redwood devient rapidement bien plus qu'un simple décor ; il est chargé d'une histoire sombre et torturée, un peu comme la plupart des lieux emblématiques de la série.
Un petit conseil pour apprécier pleinement l'ambiance : créez votre playlist 1984 ! Ajoutez quelques classiques des années 80 comme "Billie Jean" de Michael Jackson ou "Sweet Dreams" d'Eurythmics. Et pourquoi pas une bonne vieille séance de cinéma d'horreur rétrospectif avec des films comme Vendredi 13 ou Halloween ? Ça mettra tout de suite dans le bain.

Alors, on Aime ou pas ?
American Horror Story: 1984 est une saison qui divise, c'est sûr. Si vous cherchez une critique sociale acérée ou une complexité narrative à toute épreuve, vous risquez d'être un peu sur votre faim. Mais si vous avez envie de vous laisser porter par une bonne dose d'adrénaline, un brin de gore bien placé, et une esthétique léchée qui rappelle les bons vieux films d'horreur qui ont marqué notre adolescence, alors foncez ! C'est une lettre d'amour au genre, pleine de clins d'œil et de moments qui vous feront sursauter.
En fin de compte, 1984 nous rappelle que parfois, on a juste besoin de se plonger dans des histoires simples, efficaces, qui jouent avec nos peurs les plus primaires. Un peu comme ces vieilles routines réconfortantes dans notre quotidien : un bon bol de céréales le matin, écouter sa musique préférée sur le chemin du travail, ou se blottir sous un plaid devant une série culte. Parfois, le plus grand des plaisirs se trouve dans la simplicité, même si celle-ci est teintée de sang et de synthétiseurs.
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