American Horror Story Saison 2 Vf

Je me souviens encore du jour où j’ai découvert American Horror Story. C’était un peu par accident, sur une chaîne que je zappais frénétiquement un soir d’ennui profond. J’ai tombé sur cette maison bizarre, pleine de fantômes et de trucs glauques, et là, je me suis dit : « Tiens, ça, ça me parle ! » Surtout la première saison, la maison de l’horreur, vous voyez ? Un classique indémodable du malaise.
Mais alors, quand j’ai attaqué la saison 2, Asylum, en version française, bien sûr – parce qu’il faut avouer que certaines performances sont tellement intenses qu’on a besoin de comprendre chaque mot prononcé avec un accent parfait (ou presque) – j’ai senti que quelque chose avait changé. Et pas juste un peu.
Le saut dans le grand bain (ou plutôt, le grand bain de folie)
Parce que Asylum, mes amis, ce n’est pas une simple maison hantée. Oh non. C’est un sanatorium psychiatrique. Oui, vous avez bien lu. Un endroit où la folie règne en maître, où les patients sont plus terrifiants que les démons, et où le personnel médical… eh bien, disons qu’ils ont aussi leurs petits secrets sombres. C’est un peu le grand écart entre le paranormal et l’horreur psychologique, et ça marche !
On retrouve notre chère Jessica Lange dans un rôle qui lui va comme un gant de cuir. Sœur Jude, la directrice de Briarcliff. Un personnage d’une complexité folle, à la fois dure comme du roc et étonnamment fragile par moments. Elle est le pilier de cette saison, celle qui nous entraîne dans les profondeurs de cet asile, et franchement, elle nous y entraîne avec une aisance déconcertante. On la déteste, on l’admire, on la plaint… un mélange explosif, comme on aime !

Et puis il y a les patients. Ah, les patients ! On a des cas désespérés, des schizophrènes, des démoniaques, des victimes… un vrai cocktail d’âmes perdues. Le personnage de Kit Walker, joué par Evan Peters, est particulièrement touchant. Accusé d’atrocités qu’il n’a pas commises (ou pas tout à fait, hein, c’est AHS, on ne sait jamais !), il se retrouve plongé dans ce cauchemar éveillé. Sa quête de vérité et de liberté est un fil conducteur puissant.
L’horreur sous toutes ses formes
Ce qui est génial avec Asylum, c’est qu’il ne se contente pas d’une seule forme d’horreur. On a droit à l’horreur corporelle, les expériences médicales qui font froid dans le dos (les lobotomies, on en parle ? Gloups.). On a l’horreur surnaturelle, avec des possessions démoniaques qui vous donnent envie de vérifier que toutes vos portes sont bien fermées avant de dormir. Et puis, il y a l’horreur humaine, celle qui vient des actes des hommes et des femmes enfermés dans cet endroit, de leurs désirs les plus sombres, de leurs névroses… C’est ça qui rend la série si perturbante, vous ne trouvez pas ?

La réalisation est aussi quelque chose à souligner. Ryan Murphy et son équipe savent y faire pour créer une ambiance oppressante. Les couleurs, la musique, les plans serrés sur les visages tourmentés… tout contribue à vous plonger dans cet univers. Sans parler des quelques scènes qui vous hantent bien après que le générique ait défilé. Oui, je pense à ces scènes. Vous aussi, n’est-ce pas ? Ne faites pas semblant.
En bref, si vous avez aimé la première saison mais que vous cherchez quelque chose d’encore plus intense, plus audacieux, et franchement, un peu plus dérangé, American Horror Story : Asylum en VF est un excellent choix. Préparez votre courage, et peut-être une bonne dose de chocolat pour vous consoler après. On se retrouve à Briarcliff, mais ne dites à personne que je vous y ai envoyé !
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