American Horror Story Saison 10 Episode

Alors, mes petits agneaux égarés dans le grand cirque du bizarre, parlons un peu de cette saison 10 d’American Horror Story. Vous savez, celle où Ryan Murphy a décidé de mélanger le sable fin, les sirènes qui donnent envie de jeter son dévolu sur une bonne vieille pizza plutôt qu’une créature des abysses, et une ambiance qui ferait passer le jour le plus maussade pour une journée à la plage sous les tropiques. Littéralement.
On commence donc avec “Red Tide”, ou comme je l’appelle : “Le Syndrome de la Crise de la quarantaine version vampirique”. On suit Harry Gardner, un scénariste en manque d’inspiration, qui déménage avec sa famille (sa femme aux cheveux qui défient la gravité et sa fille qui semble avoir une âme de gothique en devenir depuis la naissance) dans une petite ville côtière. Spoiler : ce n’est pas le genre d’endroit où on va pour acheter des coquillages et construire des châteaux de sable. Non, non. Ici, les habitants ont un secret. Un secret qui donne… des idées. Et du talent. Mais à quel prix, mon cher Harry ? À quel prix ?
Le truc génial, c’est que cette saison nous a offert une galerie de personnages plus déjantés les uns que les autres. Il y avait ce fameux “Talent” (qu’on peut aussi traduire par “la pilule magique qui rend intelligent mais aussi un peu… affamé”) qui fait fureur auprès des artistes locaux. Imaginez : vous avez un coup de mou ? Une petite pilule et hop ! Vous écrivez votre chef-d’œuvre. Le seul petit bémol, c'est que votre peau commence à ressembler à celle d'une momie déshydratée et que votre régime alimentaire prend une tournure… disons, carnivore. Un peu comme si vous aviez découvert Netflix et que vous ne pouviez plus vous arrêter de regarder, mais version biologique.
Et puis, il y a ces fameuses “Pale People”. Oh là là. Si jamais vous avez peur des gens qui ressemblent à des poissons d’aquarium échoués, cette partie est pour vous. Ces créatures, qui vivent dans les eaux sombres, sont la raison d’être de tout ce bordel. Elles sont le cauchemar incarné, le moment où vous regrettez amèrement d’avoir regardé le film “La Petite Sirène” dans votre enfance et de vous être imaginé faire des duos avec Ursula. Spoiler : les vraies sirènes, c'est beaucoup moins glamour.

Ce qui est fascinant avec AHS, c’est qu’ils réussissent toujours à nous choquer et à nous tenir en haleine, même quand on se dit “Mais qu’est-ce qui se passe encore ?!”. La saison 10 nous a servi une dose de glauque, de suspense, et de moments où on a eu envie de détourner le regard tout en ne pouvant pas s’empêcher de regarder. C’est un peu comme regarder quelqu’un essayer de monter un meuble IKEA sans la notice : c’est une catastrophe en devenir, mais on ne peut pas lâcher.
Alors, si vous cherchez une série qui vous fera réfléchir à votre propre potentiel créatif (et à la meilleure façon de le dissimuler), tout en vous donnant une bonne raison de ne jamais manger de poisson cru, la saison 10 d’American Horror Story est là pour vous. Préparez le popcorn, mais peut-être évitez les sushis juste avant.
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