American Crime Story Saison 1

Ah, American Crime Story Saison 1. Rien que le titre, ça sent le drame, non ? Et quel drame ! Oubliez les soirées cocooning avec votre chat et un plaid (enfin, pas complètement, il faut bien avoir des choses à raconter le lendemain). Ici, on plonge tête la première dans l'affaire qui a tenu l'Amérique en haleine, l'affaire O.J. Simpson.
Si vous n'étiez pas encore né(e) ou si vous passiez vos vacances sur la lune en 1994, laissez-moi vous dire que ce procès, c'était plus qu'un simple fait divers. C'était un spectacle télévisé, une saga, un truc tellement médiatisé qu'on aurait pu le vendre en popcorn à la sortie des tribunaux.
Et la série ? Elle vous prend par la main (ou plutôt par la chemise, façon procureur zélé) et vous emmène dans les coulisses. On découvre une équipe d'avocats plus brillants les uns que les autres, avec des méthodes qui feraient pâlir d'envie un magicien. Franchement, leurs plaidoiries, c'est du grand art. On se dit qu'avec un tel argumentaire, on pourrait presque vendre un glaçon à un esquimau.
Et que dire de Sarah Paulson dans le rôle de Marcia Clark ? Elle est tellement parfaite, tellement à fond dedans, qu'on a l'impression de la voir transpirer sur le banc des procureurs. Ses moments de doute, sa frustration, sa détermination… on ressent tout. C'est le genre d'actrice qui vous fait oublier que vous êtes assis sur votre canapé, et non pas dans la salle d'audience, en train de jeter des tomates (virtuelles, bien sûr).
Et puis, il y a le casting de rêve. Cuba Gooding Jr. en O.J. Simpson, John Travolta en avocat star (avec des perruques qui font parler), David Schwimmer en Robert Kardashian (oui, le père de Kim, petite anecdote qui fait toujours son effet). Tout ce beau monde se donne la réplique dans un tourbillon de rebondissements.
La série a ce don incroyable de vous faire revivre les moments clés avec une intensité folle. Les courses-poursuites en voiture, les discussions stratégiques dans les bureaux, les émotions à vif des accusés et des avocats. On est pris dans le jeu, on cherche à comprendre, à deviner l'issue. Et même si on connaît déjà la fin (ou presque), on reste scotché à l'écran.
Ce qui est génial, c'est aussi la façon dont la série explore les aspects sociaux et raciaux de l'affaire. Elle ne se contente pas de raconter les faits, elle les analyse, les met en perspective. Elle nous montre à quel point les perceptions peuvent varier, et comment le système peut être biaisé. C'est une leçon d'histoire, mais racontée de façon ultra rythmée, sans jamais tomber dans le prêchi-prêcha.

Bref, si vous cherchez une série qui vous tient en haleine, qui vous fait réfléchir tout en vous divertissant, et qui vous donne envie de revoir vos propres plaidoiries devant le miroir (ne le niez pas, on l'a tous fait), alors American Crime Story Saison 1 est faite pour vous.
Et quand vous aurez terminé, vous pourrez dire avec un clin d'œil : "Ce procès, c'était vraiment du cinéma. Presque aussi captivant que cette série !". Mais chut, ne le dites pas trop fort, les avocats pourraient entendre et vous proposer un contrat.
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