Alerte A Malibu Serie Tv

Ah, Alerte à Malibu. Rien que le nom, ça sent bon l'été, les coups de soleil qui démangent et les conversations avec vous-même devant le miroir : "Si j'étais sauveteur, je ferais quelle prise ?"
On ne va pas se mentir, cette série, c'était un peu notre balade du dimanche version télé. On savait exactement ce qui allait se passer : un corps chaud sur la plage, une course au ralenti façon clip MTV des années 90, et Pamela Anderson en maillot rouge, bien sûr. Pas de spoilers ici, même si on les connaissait par cœur avant même que David Hasselhoff dise "Baywatch !"
C'était le truc parfait pour se détendre après une journée à essayer de jongler entre le travail, les courses et cette fameuse pile de linge qui n'en finit jamais de grandir. On s'imaginait facilement sur cette plage ensoleillée, les pieds dans le sable chaud, alors que dehors, il pleuvait des cordes et qu'on avait déjà fait trois fois le tour du supermarché pour trouver la bonne marque de yaourt.
Et puis, il y avait ces moments... ces moments où quelqu'un se noyait, et où notre sauveteur préféré, avec une nonchalance olympique, traversait l'océan à la nage pour sauver la situation. On se disait : "Mais comment il fait ? Il n'est jamais fatigué ? Nous, après avoir monté deux étages, on a l'impression d'avoir couru un marathon." C'est un peu comme quand on voit quelqu'un réussir à faire tenir dix sacs de courses dans une seule main, alors que nous, on en perd un juste en ouvrant la porte.

N'oublions pas les dialogues. Souvent, on se demandait si le scénariste avait écrit ça le matin, après avoir bu son café trop vite. Des phrases d'une profondeur abyssale, du genre : "Il faut sauver des vies." Oui, merci, on avait remarqué. C'est un peu comme quand notre patron nous dit : "Il faut finir ce rapport." On se dit, "Mais oui, je sais, je suis là pour ça, mais un petit encouragement, ça ne serait pas de refus, non ?"
Et les histoires d'amour ! Ah, les histoires d'amour de la plage. Toujours compliquées, toujours passionnées. On avait droit à des regards langoureux, des ruptures théâtrales, et des réconciliations à la dernière minute. C'était un peu comme notre propre vie amoureuse, mais avec beaucoup plus de ralentis et une bande-son beaucoup plus dramatique. On se retrouvait à se dire : "Mais pourquoi elle lui a dit ça ? Je lui aurais dit différemment." Juste pour pouvoir se sentir un peu plus intelligents que les personnages, avouons-le.

Ce qui est drôle avec Alerte à Malibu, c'est que même si on savait que c'était un peu... disons... fantasque, ça nous a apporté une sorte de réconfort. C'était notre petite bulle de soleil, notre échappatoire. On pouvait s'asseoir, débrancher le cerveau, et juste apprécier le paysage et les corps sculptés. Pas besoin de réfléchir à la prochaine facture à payer ou à pourquoi le chat a décidé de faire sa sieste sur le clavier de l'ordinateur.
Alors oui, peut-être que les histoires étaient parfois prévisibles, et les acteurs manquaient parfois de subtilité. Mais est-ce que ça nous empêchait de regarder ? Absolument pas. C'était notre petit plaisir coupable, notre dose de vitamine D télévisuelle. Et quand on y pense, ça nous rappelle aussi qu'il y a des choses simples dans la vie, comme un coucher de soleil, une bonne baignade, et peut-être, juste peut-être, apprendre à faire une prise de secourisme. On ne sait jamais, hein ? Ça peut toujours servir. Surtout si vous avez des amis qui ont tendance à se noyer en buvant leur café.
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