A Little Million Things Saison 3

Ah, A Little Million Things. La saison 3. On en parlait à la machine à café, non ? Comme on parle de la météo quand il n'y a pas grand-chose d'autre à se dire. Sauf que là, c'est mieux. Beaucoup mieux. Ça nous a rappelé pourquoi on aime bien s'asseoir devant l'écran, avec une tasse de thé tiède qui a traîné un peu trop longtemps, et se laisser emporter.
Cette saison, franchement, c'était un peu comme retrouver des vieux copains après des années. On se dit : "Tiens, ils ont pas trop changé !", mais en même temps, il y a ce petit quelque chose de nouveau, cette petite touche qui fait qu'on se demande : "Mais qu'est-ce qu'ils ont vécu pendant tout ce temps ?" C'était un peu notre vie, non ? On se croise, on se dit bonjour, et entre deux courses au supermarché et la corvée de la lessive, on se demande si on est toujours les mêmes.
Les personnages, ils sont là, avec leurs petites manies. On a l'impression de les connaître par cœur, comme le bruit de la porte qui grince chez nous, ou le son de la sonnette qui nous annonce le livreur. Ils font des erreurs, bien sûr. Qui n'en fait pas ? On a tous eu ce moment où on a dit la mauvaise chose à la mauvaise personne, et on aurait voulu que la terre s'ouvre sous nos pieds. C'était un peu ça, leurs péripéties. Des moments de flottement, des coups de tête, des "Ah mince, j'aurais pas dû faire ça !". Ça nous a bien fait marrer, tout en pensant à nos propres bourdes mémorables.
Et puis, il y a cette légèreté. Ce truc qui fait que même quand ça tangue un peu, ça ne chavire jamais complètement. C'est comme quand on arrive à rattraper une pile de livres qui tombe avant qu'elle ne s'écrase par terre. Un petit effort, un peu de chance, et hop, tout va bien. Les dialogues, c'est pareil. Ça fuse, c'est piquant, ça fait réfléchir sans jamais nous donner l'impression qu'on est à un cours de philosophie. Plutôt à une conversation entre amis, où chacun lance son idée, et on voit où ça nous mène.
On a vu des relations évoluer, se compliquer, se reconstruire. C'est un peu comme le jardin à côté de chez nous. On plante des graines, on arrose, parfois ça pousse vite, parfois ça prend du temps. Il y a des fleurs qui fanent, d'autres qui refleurissent. C'était toute cette vie qui se déroulait sous nos yeux, avec ses hauts et ses bas. Sans drame excessif, juste la vraie vie, avec un petit filtre glamour, il faut bien le dire.

Et ce sentiment de chaleur, là. C'est ça qui nous a le plus plu. On se sentait bien, confortablement installés. C'est comme quand on trouve enfin la télécommande qui s'était faufilée entre les coussins du canapé. Un petit soulagement, une satisfaction immense. La saison 3 d'A Little Million Things, c'était ça : une douce retrouvaille, une confirmation que certaines choses sont faites pour nous faire du bien, pour nous rappeler que même dans le chaos quotidien, il y a toujours de la place pour l'espoir et pour un bon moment.
Bref, si vous n'avez pas encore regardé, lancez-vous. Si vous l'avez déjà fait, vous savez de quoi je parle. C'était une saison qui fait du bien, sans prise de tête, et ça, dans le monde actuel, c'est un peu comme trouver un parking juste devant la porte le jour des soldes. Un vrai cadeau.
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