50 Nuances De Grey Intégral Film 2

Ah, la Saint-Valentin ! Cette année, j'ai eu une petite surprise. Mon cher et tendre, dans un élan de générosité (ou peut-être une stratégie pour éviter de faire la vaisselle pendant une semaine), m'a offert une petite boîte cadeau. Dedans, pas de bijoux clinquants, pas de voyage exotique... mais un coffret de films. Et devinez lequel ? Oui, vous l'avez bien deviné. Ce fameux "50 Nuances..." en version intégrale. Je vous avoue que j'ai esquissé un sourire un peu gêné, un peu intrigué aussi. Je ne suis pas du genre à bouder mon plaisir cinématographique, même quand il fait autant parler de lui.
Et c'est là que j'ai commencé à me dire qu'il y avait peut-être plus à décortiquer dans cette histoire que ce que l'on veut bien nous faire croire. Au-delà des polémiques, des critiques acerbes et des discussions enflammées sur la bienséance, j'ai voulu me replonger dans cet univers, cette fois-ci avec le regard neuf de quelqu'un qui ne cherche pas forcément le scandale, mais plutôt... les nuances. Et croyez-moi, de nuances, il y en a.
Plus qu'une simple histoire d'amour ? Ou juste une autre histoire d'amour ?
Bon, soyons honnêtes. Quand on parle de "50 Nuances", on pense tout de suite aux scènes explicites. Et oui, elles sont là. Mais si on met ça de côté une seconde – je sais, c'est tentant de faire autrement, mais faites un effort ! – on se rend compte que le film essaie de nous raconter autre chose. Ou du moins, il essaie de présenter une dynamique entre ses personnages.
Anastasia Steele, cette jeune étudiante un peu naïve, se retrouve propulsée dans la vie de Christian Grey, un milliardaire énigmatique et... comment dire... très particulier. On pourrait se dire "encore une histoire de Cendrillon moderne". Mais est-ce vraiment le cas ? Je me suis posé la question. Est-ce que c'est juste le fantasme de la fille qui tombe sous le charme du riche et puissant, ou y a-t-il une exploration, même maladroite, des relations complexes ? Vous voyez ce que je veux dire ?
Le mystère Grey : fascination ou red flag ?
Christian Grey, c'est le genre de personnage qui divise. D'un côté, il a ce côté magnétique, ce pouvoir qui fascine Anastasia (et, avouons-le, une partie du public). Il est beau, il est riche, il est... en contrôle. Et puis, de l'autre côté, il y a cette part sombre, ce besoin de contrôle qui peut vite virer à quelque chose de plus inquiétant. C'est là que les fameuses "nuances" entrent en jeu. On n'est pas juste dans le cliché du méchant d'une nuit.

Le film, à travers ses dialogues parfois un peu tarabiscotés (on va pas se mentir), essaie de montrer les failles de ce personnage. Ses blessures, son passé. Est-ce une excuse ? Une justification ? Ou une manière de nous faire comprendre qu'il n'est pas aussi monolithique qu'il n'y paraît ? C'est un peu comme quand on essaie de comprendre pourquoi quelqu'un réagit d'une certaine manière. On cherche des indices, on essaie de décrypter. Un peu comme un détective, mais avec plus de séances de lecture de contrat.
Anastasia : victime ou actrice de son histoire ?
Et puis, il y a Anastasia. On pourrait facilement la voir comme une victime passive de la volonté de Christian. Mais plus on avance dans le film, et dans les films suivants, on se rend compte qu'elle a aussi sa part de décision. Elle pose des questions, elle exprime ses doutes, et elle finit par faire des choix. C'est peut-être pas toujours le choix le plus évident ou le plus "conventionnel", mais c'est un choix. Et ça, c'est important, non ?

Le film nous invite à réfléchir sur le consentement, sur les limites, sur ce que l'on est prêt à accepter dans une relation. C'est un terrain glissant, je vous l'accorde. Mais regarder "50 Nuances" avec cette perspective, c'est découvrir une autre lecture. Ce n'est pas juste un film pour adolescentes en manque d'émotions fortes. C'est une exploration, même si elle est parfois maladroite et très, très... "hollywoodienne", des dynamiques relationnelles.
Alors oui, mon cher et tendre a peut-être vu juste en me l'offrant. Parce que, finalement, regarder "50 Nuances" dans son intégralité, c'est s'offrir une petite leçon d'observation. Une leçon sur la façon dont on peut décortiquer même les histoires qui semblent les plus simples, pour en découvrir les multiples facettes. Et ça, c'est quand même un beau cadeau, vous ne trouvez pas ?
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