Verbe Conjugué Au Présent De L Indicatif

Hier soir, j'ai croisé mon voisin, Monsieur Dubois. Il me regarde toujours d'un air un peu suspicieux, comme si je cachais un secret honteux. Je lui lance un "Bonsoir, Monsieur Dubois !" plein de bonne volonté.
Et là, le voilà qui me répond, d'une voix hésitante : "B-bonsoir. J-je... travaille... euh... dans le jardin."
Je me suis dit : "Mais qu'est-ce qu'il fait drôle ?" Parce que, soyons honnêtes, il était 22h, il pleuvait des cordes, et Monsieur Dubois était habillé en pyjama avec un pull par-dessus. J'ai failli lui demander s'il pensait que ses tomates poussaient mieux sous la pluie nocturne, mais j'ai préféré sourire poliment et continuer mon chemin.
Et puis, en rentrant chez moi, je me suis rendu compte. Monsieur Dubois, malgré son look improbable, parlait français. Il disait ce qu'il faisait, au moment où il le faisait. Simple, non ? Sauf que... c'était un peu bancal. C'est là qu'on se dit qu'on prend souvent pour acquis certaines choses, comme la conjugaison des verbes au présent de l'indicatif.
Le présent, ce grand classique !
Ah, le présent de l'indicatif ! C'est un peu le petit pain de tous les jours de la langue française. On l'utilise tellement qu'on ne réfléchit même plus. Mais quand on s'y penche, on se rend compte qu'il y a plein de subtilités, et parfois, on fait comme Monsieur Dubois : on essaie de faire, mais ça ne sonne pas toujours juste.
Le présent, c'est le temps de l'action immédiate. Ce qui se passe maintenant. Moi, en ce moment, j'écris. Vous, vous êtes en train de lire. Et Monsieur Dubois, apparemment, il travaille, même s'il ne le fait pas vraiment.
Mais attention, le présent, ce n'est pas que le "maintenant". C'est aussi pour les vérités générales. Le soleil, il se lève à l'est, point. La terre, elle tourne autour du soleil. Pas de débat là-dessus, même si on veut y croire.

Et puis, il y a cette petite astuce qui rend tout plus vivant : le présent pour raconter une histoire au passé. Comme quand on dit : "Et là, d'un coup, il voit un fantôme !" Ça donne un côté beaucoup plus dynamique, plus proche, vous ne trouvez pas ? C'est comme si on y était.
Les verbes réguliers, pas si compliqués...
Pour les verbes réguliers en -ER, c'est assez simple. On prend la racine du verbe (sans le -ER) et on ajoute les terminaisons : -e, -es, -e, -ons, -ez, -ent.
Par exemple, pour parler : je parle, tu parles, il/elle/on parle, nous parlons, vous parlez, ils/elles parlent.
Pour les verbes en -IR (comme finir) et en -RE (comme vendre), les terminaisons changent un peu, mais l'idée est la même : trouver la bonne terminaison pour la bonne personne.

Finir : je finis, tu finis, il finit, nous finissons, vous finissez, ils finissent.
Vendre : je vends, tu vends, il vend, nous vendons, vous vendez, ils vendent.
Les irréguliers, ces petits coquins !
Et puis, il y a les starlettes, les verbes irréguliers. Ceux qui font la loi. Ils n'en font qu'à leur tête. Être, avoir, aller, faire... ce sont les grands classiques. Il n'y a pas de secret : il faut les apprendre par cœur. C'est comme ça. On les utilise tellement qu'ils finissent par rentrer tout seuls.
Pensez à Monsieur Dubois. Si au lieu de "je travaille", il avait dit "je suis en train de travailler", ça aurait été parfait. Bon, ok, il aurait toujours eu l'air un peu bizarre, mais au moins sa phrase serait correcte.
Alors la prochaine fois que vous ouvrirez la bouche, ou que vous poserez votre stylo sur le papier, pensez au présent. C'est un temps essentiel. Et si jamais vous hésitez, rappelez-vous de Monsieur Dubois. Ça ne peut que vous motiver à bien conjuguer, vous ne croyez pas ? 😉
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