One Piece Serie Netflix Start

Mes amis, fans de chapeaux de paille et de combats épiques, préparez vos meilleures tenues de pirate (ou juste votre pyjama le plus confortable, on ne juge pas ici). La nouvelle est tombée, aussi attendue qu'un trésor caché par Gol D. Roger lui-même : One Piece a débarqué sur Netflix ! Oui, vous avez bien entendu. Le manga phénomène, celui qui a fait transpirer plus d'un libraire à force de réimpressions, a enfin droit à sa série live-action.
On avoue, au début, il y avait cette petite voix dans notre tête, celle qui murmure : « Encore une adaptation ? Ça va encore être un truc tout naze qui va nous faire regretter nos années passées à suivre Luffy et sa bande ». On a tous ce syndrome de l'adaptation ratée qui nous hante, n'est-ce pas ? Surtout quand il s'agit d'un univers aussi riche et coloré que celui de One Piece, avec ses personnages plus dingues les uns que les autres et ses îles qui défient les lois de la physique.
Mais alors, coup de théâtre ! Contre toute attente, et avec un enthousiasme qui aurait fait rougir Sanji, la série a réussi le pari fou de nous séduire. Oui, oui, vous pouvez ranger vos boulets pour faire couler le navire, il est encore à flot ! Les créateurs ont visiblement compris que la clé n'était pas de tout changer pour « moderniser » (on frémit à l'idée), mais plutôt de capturer l'essence de l'œuvre originale. Et ils l'ont fait avec une délicatesse surprenante.
Le casting ? Un coup de maître ! Iñaki Godoy incarne un Luffy tellement joyeux et déterminé qu'on a envie de lui offrir un mug de sake (sans l'alcool, peut-être, pour les plus jeunes). Mackenyu en Zoro, c'est juste... parfait. On voit le poids des trois épées sur ses épaules et son côté taciturne, mais aussi cette loyauté indéfectible. Emily Rudd en Nami est pétillante et intelligente, et Jacob Romero Gibson en Usopp nous fait rire avec ses histoires rocambolesques, même si on espère qu'il n'en sortira pas trop amoché. Et Jeff Ward en Buggy ? Un régal de méchanceté excentrique ! On sent qu'il s'est bien amusé.

Les décors, les costumes, les effets spéciaux… Tout respire l'univers de Eiichiro Oda. On a l'impression d'avoir été téléporté directement dans le East Blue. Les combats sont chorégraphiés avec soin, et même si on n'a pas le délire démesuré du manga (c'est une série, pas un rêve sous extasy), ils sont dynamiques et satisfaisants. On retrouve ce petit côté « je m'étire comme du chewing-gum et je tape » de Luffy, et c'est magnifique.
Bien sûr, il y a eu quelques libertés prises, quelques raccourcis pour tenir le format. Les puristes ont sûrement levé un sourcil par moments (ou un œil, si ils sont déjà habitués à l'œil de Shanks). Mais globalement, le respect de l'œuvre est palpable. On sent que les équipes ont aimé One Piece, et ça, ça fait toute la différence. C'est comme quand votre chef vous demande de refaire un truc, mais qu'il le fait avec le sourire et en vous apportant un café. On est moins tenté de lancer la chaise par la fenêtre.
Alors, que retenir de cette adaptation ? C'est une lettre d'amour à l'univers de One Piece, une invitation à (re)découvrir l'histoire de ce jeune homme en chapeau de paille qui rêve de devenir le Roi des Pirates. C'est une série qui donne le sourire, qui donne envie de partir à l'aventure, et surtout, qui donne envie de regarder le prochain épisode sans attendre le retour de la marée.
En bref, Netflix a réussi à nous faire naviguer sur la mer sans avoir le mal de mer. Et ça, mes amis, c'est déjà énorme. Maintenant, si vous nous excusez, on va aller chercher un bol de ramen, parce qu'après tout ça, on a un petit creux. Et on espère que la saison 2 arrivera aussi vite que Usopp s'enfuit d'un danger.
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