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Le Malade Imaginaire Acte 1 Scene 1 Analyse


Le Malade Imaginaire Acte 1 Scene 1 Analyse

Ah, Le Malade Imaginaire ! Rien que le titre, ça sent le vécu, n'est-ce pas ? On a tous un peu ce copain ou cette cousine qui, dès qu'il éternue, s'imagine déjà à l'hôpital pour une pneumonie. Molière, le monsieur, il avait tout compris.

Aujourd'hui, on va s'attaquer à la première scène du premier acte. Imaginez un peu : c'est le début du spectacle, la scène est encore un peu vide, et voilà qu'arrive notre cher Argan. C'est le malade, le fameux. Mais attention, pas le malade qui a la vraie grippe et qui reste au lit, non. Lui, c'est le malade imaginaire. Ça change tout !

Quand le médecin devient le patient… imaginé !

Alors, Argan, il est là, il se tourne les pouces, enfin, il se fait consulter. Et son médecin, c'est le Docteur Purgon. Franchement, le nom, c'est déjà une promesse ! On sent que ça va purger, ça va dégager. C'est comme quand on va chez le dentiste et qu'on sait que ça va faire un peu mal, mais qu'on est content que ce soit fait. Sauf que là, le mal est surtout dans la tête d'Argan.

Le Docteur Purgon arrive, tout fier, tout docte. Il demande : "Alors, monsieur, comment allez-vous ?" Et là, Argan, il ne va pas répondre un simple "Ça va". Oh non ! Il sort une liste. Oui, une liste de ses maux. Comme si on allait voir un garagiste et qu'on lui donnait une feuille avec tous les bruits bizarres que fait notre voiture. "Voilà, Monsieur, la direction fait un bruit suspect à gauche, les freins couinent quand il pleut, et le siège conducteur grince quand je tourne à droite."

Argan, lui, il a des douleurs partout. Une vraie symphonie de bobos. Il a mal au bras, à la jambe, à la tête… même à ses dents, et ça, c'est son péché mignon. Il adore se faire arracher des dents, c'est son petit plaisir coupable, un peu comme certains qui aiment collectionner les timbres ou regarder des séries qu'ils n'aiment pas vraiment.

Analyse linéaire Acte 1 scène 1 Le malade imaginaire : monologue d’Argan
Analyse linéaire Acte 1 scène 1 Le malade imaginaire : monologue d’Argan

La médecine, cette science… floue !

Le Docteur Purgon, lui, il est là pour le soigner. Mais sa médecine, elle est un peu… bizarre. Il lui prescrit des clystères. Des clystères, pour tout et pour rien ! C'est un peu comme si, pour un mal de tête, on vous disait : "Ah, mais il vous faut un bon bain de pieds." On se demande le lien, mais bon, c'est le médecin qui parle, alors on écoute. Ou pas.

Et le pire, c'est qu'Argan est tellement persuadé d'être malade qu'il accepte tout. Il prend ses médicaments, il fait ses lavements, il se fait prescrire des saignées… un vrai programme de remise en forme à l'ancienne ! Sa femme, Béline, est là aussi. On la voit un peu en retrait, mais elle approuve tout. Elle est d'accord avec le Docteur Purgon, parce que, avouons-le, elle a peut-être des intérêts à ce qu'Argan reste bien malade. Un peu comme un plombier qui aimerait bien que votre évier continue de fuir pour qu'il revienne le voir.

Le Malade imaginaire, acte I scène 1 : analyse linéaire BAC
Le Malade imaginaire, acte I scène 1 : analyse linéaire BAC

Cette première scène, elle pose l'ambiance. On sent que Molière va se moquer gentiment de la médecine de son époque, mais surtout de la faiblesse humaine. On aime bien se plaindre, non ? On aime bien se faire chouchouter. Et Argan, il a trouvé la formule parfaite : être malade tout le temps, et avoir des gens autour de lui pour s'occuper de lui, quitte à ce que ce soit avec des méthodes… disons, peu conventionnelles.

C'est ça, la beauté de cette scène : elle est totalement humaine. On se retrouve dans Argan, dans ses petites manies, dans son besoin d'attention. Et on rit, parce que, au fond, on sait que derrière cette exagération, il y a une part de vérité. Un peu comme quand on dit qu'on a une migraine monstre juste parce qu'on a dormi deux heures de trop. On exagère, mais on le ressent quand même !

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